Incendies récents dans le Sud-Ouest et le Var ont ravivé les interrogations sur la capacité des institutions et des acteurs locaux à prévenir et combattre les feux de forêt. Dans plusieurs communes, les épisodes ont mobilisé sapeurs‑pompiers, brigades forestières et services municipaux pendant des heures, mettant en lumière à la fois la violence des feux et les difficultés d’organisation face à des phénomènes d’une intensité croissante.
Yves D’Amécourt, viticulteur et membre de Nouvelle Énergie, a exprimé sa critique de l’absence d’une réponse claire aux enseignements de l’été 2022. Il dénonce notamment des injonctions contradictoires adressées aux forestiers et aux gestionnaires de terrain, qui compliqueraient la mise en œuvre d’opérations de prévention et d’entretien des massifs. Ses propos ont été relayés dans le contexte de discussions publiques sur la prévention des incendies.
Les acteurs du terrain évoquent plusieurs facteurs convergents : dérèglement climatique et vagues de chaleur qui augmentent la combustibilité des espaces, tensions sur les moyens humains et matériels des services de lutte contre l’incendie, et cadres réglementaires parfois perçus comme peu lisibles pour les gestionnaires forestiers. Par ailleurs, la détection et la répression des départs de feu intentionnels restent un point sensible, les enquêtes judiciaires et les poursuites étant longues et complexes.
Face à ces constats, des élus locaux, des professionnels de la filière forêt‑bois et des associations demandent une clarification des règles de gestion des espaces naturels, une meilleure coordination entre l’État et les collectivités, ainsi que des renforcements des capacités d’intervention et de surveillance. Les pistes évoquées vont de l’amélioration des plans communaux de prévention aux investissements dans les moyens de détection et de lutte, sans qu’un consensus politique unique ne se soit encore dégagé au niveau national.


