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Clémentine Célarié s’est vue diagnostiquer un cancer du côlon en 2019. Depuis, elle l’a surnommé son « cow-boy » et compte bien lui faire définitivement la peau.
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Clémentine Célarié
Comme chaque année, comédiens et comédiennes se pressent au Festival d’Avignon. Eh bien, à l’occasion de cette nouvelle édition, les spectateurs ont pu découvrir du 4 au 25 juillet la pièce Mon Cowboy au Théâtre du Chien qui Fume de et avec Clémentine Célarié. Mais attention, ne vous méprenez pas… Il ne s’agit absolument pas d’un western ! En effet, la comédienne de 68 ans a choisi ce terme pour parler de… son cancer. Un cancer du côlon qui lui a été diagnostiqué en 2019.
« Quand le gastro-entérologue m’a annoncé que j’avais un cancer, j’ai vu un cow-boy. Je me suis représenté un cow-boy qui me tenait en joue et qui me disait : ‘Viens, on va se battre !' », a-t-elle raconté dans RTL Matin ce 24 juillet. Battante, cette dernière a alors répliqué sans attendre : « Ouais, ouais, t’inquiète pas, on va se battre. Viens, on va dehors, je vais te pourrir. Tu ne me fais pas peur », a-t-elle ajouté.
Bien qu’elle vive toujours avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, Clémentine Célarié est désormais en rémission. Mais la mère de trois enfants a un objectif : dédramatiser afin que les malades n’aient plus honte, ne se sentent plus rejetés, catalogués. D’ailleurs, elle le regrette mais, selon elle, « prononcer le mot « cancer » lors d’un dîner fait autant d’effet que parler d' »Hitler ». Pourquoi ? « Parce que ça a longtemps été associé à la mort, parce qu’il y avait beaucoup moins de gens qui étaient guéris. En tout cas, en rémission. Maintenant ça a changé, même si c’est terrible. Il faut libérer la parole. C’est en libérant la parole qu’on libère le mal », assure-t-elle.
Lors de cet entretien sur RTL, la Française née au Sénégal raconte aussi que le cancer lui a parfois permis de surmonter certaines peurs. « Il y a des moments, quand je n’ose pas dire à un homme qui me plaît, ou que je suis timide, que je n’ose pas rappeler tel metteur en scène, je me dis : « Bouge-toi le cul » et c’est mon cancer, c’est mon cow-boy qui me dit : ‘Bouge-toi les fesses. Fais-le. Tu n’as plus de temps à perdre. Vas-y’. Le moteur de vie, c’est l’idée de se dépasser tout le temps, de se réjouir de tout parce que vous avez failli y passer », poursuit-elle en toute franchise.
Mais où Clémentine Célarié trouve-t-elle toute cette force ? Et bien pour elle, se réjouir de tout, c’est aussi une forme de respect vis-à-vis de celles et ceux qui ne sont pas parvenus à combattre la maladie. « Moi, j’ai encore un copain qui est parti samedi, Franck Lebon qui était un réalisateur super. Il y a trop de monde qui est concerné par ça », a-t-elle conclu. Du coup, pour elle, hors de question de se laisser abattre et, entre elle et son cow-boy, Clémentine Célarié semble déterminée à avoir le dernier mot.
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Source:
www.public.fr


