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Ils donnent 10, 60, 73, 100 euros (et même 40.000 euros une fois) pour éponger la colossale dette française de 3.500 milliards d'euros: pourquoi ces Français veuler aider à redresser les comptes publics

Huit donateurs ont versé une somme d’argent à l’État entre octobre et décembre 2025 pour aider à redresser les comptes publics, selon une publication au Journal official. Une pratique de plus en plus courante mais avant tout symbolique.

Ce n’est peut-être qu’une goutte d’eau à l’échelle du puits sans fond de la dette française. Mais à l’heure où tous les signaux virent au rouge écarlate, chaque euro est bon à prendre.

Le 21 juillet dernier, l’administration a publié au Journal officiel une nouvelle salve de dons octroyés à l’État par des citoyens. L’arrêté « portant acceptation de plusieurs dons » consentis entre octobre et décembre 2025 mentionne le nom de huit donateurs, le montant versé par chacun d’entre eux ainsi que le mode de paiement (virement, chèque…).

Tous sont adressés au ministère de l’Économie et des Finances avec comme motif la volonté de contribuer au redressement des comptes publics. Figurent ainsi un don de de 10 euros « au profit de la réduction de la dette publique », un de 73 euros « pour service de la dette », un de 100 euros « au profit du paiement de la dette publique » ou encore un autre de 180 euros effectué par virements mensuels de 60 euros d’octobre à décembre pour participer « au désendettement de la France ».

Un don de 40.000 euros en 2021

Au total, l’État a encaissé 1.223 euros grâce à ces dons réalisés au dernier trimestre 2025. Une somme qui s’ajoute aux 1.556 euros déjà versés aux caisses publiques par de généreux donateurs, selon un précédent arrêté listant des dons allant de 1 euro à 600 euros accordés principalement entre juillet et septembre.

On est toutefois encore loin des précédents records. En 2021, un contribuable du nom de Michel Fache avait fait don de 40.000 euros à l’État, soit à l’époque à peu près l’équivalent du montant de la dette publique par habitant. Un geste « rare », de l’aveu même du ministre des Comptes publics d’alors, Olivier Dussopt, qui avait tenu à le remercier en publiant directement l’arrêté d’acceptation du don sur son compte Instagram.

Bruno Alessi, lui, n’a pas reçu les remerciements publics du gouvernement. Il est sans doute pourtant le donateur le plus régulier. Désireux « d’aider » au redressement des comptes publics, cet ancien militaire réserviste qui travaille dans l’aérospatial à Toulouse a en effet versé son premier chèque de 150 euros à l’État fin 2024 et ne s’est pas arrêté depuis:

« Je le voyais comme une action ponctuelle. Et à la suite de cette action, le don a été publié au Journal officiel », expliquait-il sur RMC. Le donateur a finalement décidé de réaliser un virement mensuel à l’État: « C’est un processus qui a suivi après quelques communications avec le ministère de l’Économie et des Finances. À l’issue de cette communication et de courriers échangés, j’ai reçu un RIB avec un compte bancaire et je peux verser tous les mois le montant que je souhaite. Le montant sur lequel je me suis engagé c’est 50 euros par mois ».

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Des dons autorisés depuis 2006

Bruno Alessi apparaît effectivement dans les dernières publications du Journal officiel. L’arrêté publié le 21 juillet fait état d’un don de sa part de 550 euros « effectué par virements mensuels de cinquante euros pendant la période du 5 février 2025 au 2 décembre 2025 » après deux autres dons de 50 euros en décembre 2024 et janvier 2025.

« Je ne suis pas le seul. Je pense que je m’inscris dans une lignée de Français qui veulent aider », estimait Bruno Alessi.

Des Français d’autant plus généreux que ces dons ne permettent de bénéficier d’aucun avantage fiscal particulier, contrairement par exemple aux dons accordés aux associations qui ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu.

Les dons ou legs à l’État pour participer à l’assainissement des finances publiques sont eux encadrés par l’article L1121-1 du Code général de la propriété des personnes publiques et autorisés depuis seulement 2006. Mais bien que parfois très généreux, ils demeurent avant tout symboliques et évidemment largement insuffisants pour réduire le niveau du déficit (152 milliards d’euros en 2025) et de la dette (plus de 3.500 milliards d’euros au premier trimestre 2026) publics.


Source:

www.bfmtv.com

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