Les épisodes de canicule ne pèsent pas seulement sur la santé. Chantiers à l’arrêt, transports perturbés, baisse de la production ou pertes agricoles : les vagues de chaleur entraînent des conséquences économiques de plus en plus importantes, selon plusieurs acteurs du secteur.
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Un chantier à l’arrêt en pleine canicule et des ouvriers contraints de rester aux frais. Pour Alexis Peres, entrepreneur, le ravalement de la façade doit attendre. En tout, 23 chantiers stoppés pendant la période et 80 salariés au chômage partiel. « Ça touche 20 % de notre chiffre d’affaires. On estime que ça représente 25 000 euros de chiffre d’affaires journalier qui est décalé », explique Alexis Peres.
Car la canicule coûte cher, et dans de nombreux secteurs. Au moins 150 incidents ont été mesurés pendant les différentes vagues de chaleur. Théophile Belllouard, vice-président d’Altitude-Axa Climate, précise : « C’est l’impact sur l’énergie avec une moindre production. Ce sont des transports annulés et c’est du matériel roulant qui est endommagé. C’est de l’agriculture, des rendements en moins. C’est du bétail qui décède. »
Alors, quelles factures pour les canicules ? Une étude récente évoque 206 milliards d’euros de pertes de PIB d’ici à 2030. Un coût élevé, d’autant que les vagues de chaleur ont été précoces. « Les vagues de chaleur, elles ont eu lieu avant la coupure estivale, à des moments où normalement l’activité économique est normale. Donc, elles vont avoir beaucoup plus d’impact sur l’économie qu’en aurait une vague de chaleur en juillet ou en août », analyse Thibault Laconde, président de Callendar.
Des canicules aux impacts financiers, mais aussi humains. Santé publique France a comptabilisé près de 6 000 décès supplémentaires liés à la vague de chaleur de fin juin.
Source:
www.franceinfo.fr


