Lancé en 2025, le Prix littéraire du Quai d’Orsay est porté par l’Académie diplomatique et consulaire et la Direction des archives du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. L’Institut français et le réseau diplomatique sont associés à son organisation.
Les œuvres distinguées doivent exprimer une aspiration à connaître le monde et à dialoguer avec l’étranger. Elles abordent la relation à l’autre, les réalités de l’ailleurs ainsi que la recherche du dialogue et de la compréhension. Le jury examine également leur qualité littéraire, leur force narrative et leur regard sur les questions internationales.
La résidence proposée au lauréat ou à la lauréate doit favoriser la circulation des auteurs francophones au-delà des frontières. Elle prévoit un séjour d’une semaine au sein d’une ambassade de France. Le dispositif vise aussi à accompagner la diffusion internationale des œuvres francophones.
Six auteurs et autrices retenus
Louis-Philippe Dalembert est finaliste avec Je n’ai jamais dit Papa, publié aux éditions Robert Laffont. Agnès Desarthe est sélectionnée pour Qui se ressemble, paru chez Buchet-Chastel. Mohamed Kacimi figure également dans la sélection avec Feu de Dieu, publié par Actes Sud.
Nour Malowé concourt avec Garcia Lorca et le poète birman, paru aux éditions Récamier. Rithy Panh et Christophe Bataille sont retenus pour Quartier des fantômes, publié chez Grasset. La liste est complétée par Lyonel Trouillot avec Bréviaire des anonymes, paru chez Actes Sud.
Le jury a arrêté cette liste avant la désignation du lauréat ou de la lauréate. Le résultat sera rendu public le 4 septembre 2026 pendant la Fabrique de la diplomatie. Cette annonce marquera l’aboutissement de la deuxième édition du prix.
Un jury issu de plusieurs disciplines
Pierre Haski, journaliste et président de Reporters sans frontières, préside le jury. Correspondant international auprès de l’Agence France-Presse depuis 1974, il anime depuis 2018 la chronique Géopolitique dans la matinale de France Inter. Il a publié Une terre doublement promise : Israël – Palestine, un siècle de conflits en 2024 et La fin d’un monde en 2026.
La philosophe Barbara Cassin, membre de l’Académie française et chercheuse au CNRS, siège également dans le jury. Ses travaux portent notamment sur les mots, les différences entre les langues et la traduction. Le poète, dramaturge et slameur Jean d’Amérique, auteur de Petite fleur du ghetto, Soleil à coudre et Quelque pays parmi mes plaintes, participe lui aussi aux délibérations.
Le jury comprend également Alexis Jenni, prix Goncourt 2011 pour L’Art français de la guerre, ainsi qu’Emmanuel Khérad, journaliste et producteur de La Librairie francophone sur France Inter. Isabelle Mimouni, professeure agrégée et docteure en lettres, et Marie NDiaye, prix Goncourt 2009 pour Trois femmes puissantes, complètent sa composition. Les membres sont chargés d’évaluer les ouvrages présélectionnés à partir de leurs approches littéraires, narratives et internationales.
L’année dernière, le lauréat était Omar Youssef Souleimane pour L’Arabe qui sourit.
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