Arielle Dombasle dans « Un Indien dans la ville » : carton au box-office, malgré ses réticences à faire de la comédie

Ce 22 juillet 2026, TF1 rediffuse Un Indien dans la ville, l’une des plus grandes comédies françaises des années 1990. Sorti en 1994, le film raconte l’histoire de Charlotte (Arielle Dombasle), qui souhaite épouser Stéphane Marchado (Thierry Lhermitte), brillant spécialiste des marchés asiatiques.

Mais avant de se remarier, ce dernier doit obtenir le divorce de Patricia (Miou-Miou), installée depuis treize ans en Amazonie.

Sur place, il découvre avec stupéfaction qu’il est le père de Mimi-Siku (Ludwig Briand), un jeune garçon élevé par une tribu amérindienne. Il décide alors de le ramener à Paris, où le choc des cultures va provoquer une avalanche de situations cocasses.

« Je me disais : une comédie ? »

Aujourd’hui encore, Arielle Dombasle est indissociable du personnage de Charlotte, avec ses répliques devenues cultes. « Un cercle est un carré, un carré est un cercle », « Je m’appelle Charlotte, mais tu peux m’appeler tasse de café ou chaise de jardin » ou encore « Tous mes chakras sont en train de se refermer les uns derrière les autres » appartiennent désormais à la mémoire collective.

Pourtant, l’actrice n’était pas convaincue au départ. Trente ans après la sortie du film, elle a révélé dans un entretien accordé à TV Mag qu’elle avait failli décliner la proposition. « C’est Thierry Lhermitte qui a tellement insisté. Parce que je me disais : « Oui, mais des comédies… » », a-t-elle raconté.

À cette époque, Arielle Dombasle évolue principalement dans un univers très différent. Elle tourne avec des réalisateurs réputés pour leur cinéma d’auteur et craint de s’éloigner de cette image. « J’étais peut-être dans une période où je faisais beaucoup de films d’art et d’essai, je travaillais avec John Malkovich, avec Raoul Ruiz, avec Éric Rohmer, avec Werner Schroeter… Je me suis dit : « Mais bon, une comédie… » », explique-t-elle.

Thierry Lhermitte a fini par la convaincre

Le destin du film bascule grâce à Thierry Lhermitte. Très investi dans le projet, puisqu’il participe également à l’adaptation du scénario et à la production, le comédien croit au potentiel d’Arielle Dombasle. Il insiste jusqu’à obtenir son accord. Un choix que l’actrice ne regrettera jamais.

Avec le recul, elle reconnaît que cette expérience a profondément modifié sa carrière. « Ça m’a donné le goût de la comédie », affirme-t-elle simplement. Une phrase qui résume l’importance de ce tournant professionnel.

Le pari s’avère gagnant. À sa sortie, en décembre 1994, Un Indien dans la ville attire 7,87 millions de spectateurs dans les salles françaises. Le long métrage d’Hervé Palud devient un véritable phénomène populaire. Il décroche le trophée du film français de l’année 1994 et s’impose comme l’un des plus gros succès du cinéma français de la décennie.

Autour de Thierry Lhermitte, Miou-Miou, Patrick Timsit et le jeune Ludwig Briand, Arielle Dombasle trouve un registre nouveau. Son interprétation, volontairement décalée, contribue largement au charme du film. Ses dialogues absurdes et son élégance sophistiquée offrent un contrepoint irrésistible à l’énergie sauvage de Mimi-Siku.

Un film devenu culte auprès de plusieurs générations

Si certains critiques étrangers se sont montrés très sévères lors de sa sortie, le public français, lui, ne s’y est jamais trompé. Trente ans plus tard, Un Indien dans la ville continue d’être régulièrement diffusé à la télévision et séduit toujours de nouveaux spectateurs.

Pour Arielle Dombasle, cet attachement du public demeure une surprise. Elle raconte être souvent interpellée dans la rue par des personnes de tous âges. « Mille générations confondues viennent souvent me parler de ce film qui était tellement charmant », confie-t-elle avec amusement.

L’actrice estime également que le long métrage portait un message plus profond qu’il n’y paraît. Selon elle, cette histoire parlait avant tout de l’adaptation et de la rencontre entre deux mondes. « C’était un peu l’idée que nous tous, nous nous adaptons à l’environnement, à la situation qui est toujours nouvelle pour nous tous », explique-t-elle.

Elle garde aussi un souvenir attendri du personnage de Mimi-Siku, débarquant presque nu dans la capitale avec son arc et ses flèches. « Ce petit Indien, qui vient donc de très loin… et qui essaye de conquérir Paris, qui grimpe la tour Eiffel parce que ça l’amuse, qui mange les poissons de l’aquarium… C’est tellement mignon », résume-t-elle.

Cette fraîcheur explique sans doute pourquoi le film continue de traverser les décennies. Entre humour, aventure familiale et choc des cultures, Un Indien dans la ville est devenu une référence de la comédie populaire française. Et pour Arielle Dombasle, il restera surtout le film qui lui a ouvert les portes d’un registre qu’elle n’imaginait pas explorer, grâce à la persévérance de Thierry Lhermitte.

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Source:

www.public.fr

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