Olivier de Kersauson : un manoir en Bretagne, oui, mais surtout une maison à Tahiti, vue mer

Ce 20 juillet 2026, Olivier de Kersauson célèbre ses 82 ans. L’occasion de revenir sur la vie du célèbre navigateur, écrivain et chroniqueur, qui n’a jamais caché son amour pour les grands espaces.

S’il reste profondément attaché à son manoir breton du Conquet, c’est surtout en Polynésie française, dans sa maison de Tahiti avec vue sur l’océan, qu’il aime désormais passer le plus clair de son temps.

Un lieu devenu son véritable port d’attache, à des milliers de kilomètres de la métropole.

Entre son manoir du Finistère et Tahiti, une vie tournée vers la mer

Depuis plusieurs années, Olivier de Kersauson partage son existence entre deux terres qui lui ressemblent. D’un côté, la Bretagne, où se trouve son manoir du Conquet, à l’extrémité ouest du Finistère. De l’autre, Tahiti, où vit son épouse Sandra, originaire de Polynésie. Deux lieux très différents, mais réunis par un élément essentiel : la mer.

Le navigateur n’a jamais caché son attachement à ses racines bretonnes. Les paysages, les vents et les odeurs continuent de le ramener à son enfance. « Il y a des odeurs de terre et de mer de Bretagne qui me rappellent l’enfance », confiait-il à Ouest-France. Pour lui, ce lien est presque instinctif. Il parle d’un territoire qui l’a construit autant que les océans qu’il a parcourus toute sa vie.

Mais cet amour de la Bretagne n’efface pas celui qu’il éprouve pour la Polynésie. Bien au contraire. « En Bretagne, il n’y a pas les Marquises… Mais en Polynésie, il n’y a pas Pont-Aven. Je ne suis pas le premier à aimer les deux. Il y a beaucoup de Bretons en Polynésie », expliquait-il avec son humour habituel. Deux univers très éloignés géographiquement, mais qui répondent chacun à une part de sa personnalité.

S’il apprécie toujours de revenir au Conquet, c’est désormais à Tahiti qu’il passe la plus grande partie de son temps. Il y retrouve son épouse, la pêche, le climat tropical et une vie beaucoup plus proche de la nature. Un quotidien qui correspond davantage à ce qu’il recherche depuis qu’il a quitté les grandes courses au large.

Une maison avec vue sur la mer… et une réponse devenue culte

La maison polynésienne d’Olivier de Kersauson intrigue depuis longtemps. En 2019, dans Les Grosses Têtes, Laurent Ruquier lui demandait tout simplement si son habitation donnait sur la mer. Une question qui a offert au navigateur l’une de ses réparties les plus célèbres.

« Non non, c’est vue sur la gare et le dépôt d’ordures. Je suis parti là-bas, avant j’ai téléphoné pour être sûr qu’il y ait une gare et un dépôt d’ordures. Il y avait un dépôt d’ordures mais il n’y avait pas de gare donc j’en ai fait construire une », lançait-il avec un humour parfaitement pince-sans-rire, avant de taquiner l’animateur.

Le navigateur poursuivait ensuite sur le même ton en évoquant Bora Bora, destination touristique emblématique. « Toi, t’es allé à Bora Bora, c’est là que vont tous les touristes qui ont un peu d’argent. Moi, je suis à Tahiti même, avec les travailleurs, et au moins à Tahiti, quand tu fous rien, tu sens que t’es pas le seul », ironisait-il sous les rires du plateau.

Derrière ces plaisanteries se cache pourtant une réalité. Sa maison de Tahiti, ouverte sur l’océan, est bien son refuge. Il y mène une existence discrète, loin des plateaux de télévision et de l’agitation parisienne. C’est là qu’il retrouve la mer au quotidien, celle qui accompagne sa vie depuis plus de soixante ans.

Paris ne lui manque pas, Tahiti est devenu son véritable chez-lui

À chacune de ses rares visites dans la capitale, Olivier de Kersauson ne cache pas son impatience de repartir. Lors de la promotion de son livre Avant que la mémoire s’efface, il confiait déjà attendre son retour en Polynésie avec enthousiasme.

« J’ai hâte de rentrer à Tahiti pour aller à la pêche. Je suis content de revoir ma femme. Je suis content de rentrer », expliquait-il. Il comparait même ce sentiment au bonheur qu’il ressentait, enfant, lorsqu’il retrouvait la Bretagne après un voyage.

Son regard sur Paris est, en revanche, beaucoup plus sévère. « Ce n’est pas du mépris, mais il ne fait pas beau et c’est une ville écolo. Elle ne m’apporte rien de ce que j’aime ! », déclarait-il sans détour. Une phrase qui résume parfaitement son rapport à la capitale, qu’il considère désormais comme un simple lieu de passage.

Pour cet amoureux des océans, le bonheur ne se trouve ni dans les grandes villes ni dans les mondanités. Il se niche dans les horizons dégagés, le bruit des vagues et les longues journées passées sur l’eau.

En Bretagne comme à Tahiti, Olivier de Kersauson a finalement trouvé deux refuges complémentaires. L’un lui rappelle ses racines. L’autre lui offre cette liberté qu’il a recherchée toute sa vie. À 82 ans, le navigateur semble plus que jamais fidèle à cette philosophie : vivre au plus près de la mer, là où il se sent véritablement chez lui.

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Source:

www.public.fr

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