Des amateurs se sont lancé un défi très audacieux : celui de battre des professionnels du Tour de France à vélo. Chronomètre à la main, certains créent la surprise.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Ils ne sont quasiment pas entraînés et pourtant déterminés. Leur ambition : surpasser les champions du Tour de France. Ce jour-là dans les Pyrénées, quelques heures avant l’étape, ils sont des centaines de cyclistes amateurs à se lancer dans une course contre la montre. Battre le record d’ascension d’un géant, le Tourmalet, comme Léo Brugirard-Fourcade, 18 ans, 12e tentative : « Objectif record dans le col du Tourmalet, col mythique des Pyrénées. Allez, c’est parti ! »
Grâce à son smartphone, le jeune coureur est géolocalisé et chronométré en temps réel. Son objectif : grimper les 17 kilomètres, en moins de 43 minutes et 12 secondes, record d’un certain Tadej Pogacar, quadruple vainqueur du Tour de France. « Ça brûle, ça pique, mal aux jambes, mais mentalement, il ne faut pas lâcher jusqu’à la mort au sommet. »
À l’arrivée, à plus de 2000 mètres d’altitude, pas de miracle : « Une heure, dix minutes et trente secondes ». Le champion Pogacar garde sans surprise sa couronne. « Il y a encore 20 minutes à aller chercher. Il faut du travail, il faut travailler, il faut continuer à y croire. Et ça paiera un jour. Ce que je peux vous dire, c’est que ça ne sera pas la dernière », commente le cycliste amateur.
Comme 180 millions d’utilisateurs, le cycliste publie ses données sur l’application Strava, la plus grande communauté de sportifs au monde. Là où chacun répertorie ses sorties et jauge ses performances via des classements. La grande tendance, se mesurer aux professionnels, eux aussi inscrits.
Au terme d’un effort surhumain, certains arrivent parfois à battre les meilleurs, comme ici à Peyragudes, quand le record de Tadej Pogacar est battu. Un exploit réalisé sur une partie de route très courte, quelques centaines de mètres. Sur des montées entières, les amateurs restent dans l’ombre des professionnels, très loin du compte.
Qu’en pensent les professionnels ? Gardent-ils un œil sur les tentatives des amateurs ? La question fait forcément sourire. « C’est bien, ça permet de se comparer avec le niveau. Après souvent, c’est en course, c’est quand même plus facile pour nous parce que les routes sont fermées, il y a aussi l’allure du peloton. Mais oui, c’est vrai que j’ai déjà vu que sur des montées sèches, les amateurs peuvent monter plus vite que les pros et c’est challengeant », explique Mattéo Vercher, coureur TotalEnergies.
Il y a quelques jours, un jeune Savoyard a réussi l’exploit de battre le record d’ascension de l’Alpe d’Huez reléguant les professionnels au second rang. Reste à savoir si Pogacar et les autres reprendront leur couronne sur cette route le 24 juillet pendant le Tour de France.
Source:
www.franceinfo.fr


