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"C'est exceptionnel, cette année, ça arrive tôt" : dans le Doubs, des camions-citernes ravitaillent les villages privés d'eau

Malgré l’arrivée des orages, la sécheresse sur le territoire reste très élevée. Des restrictions d’eau sont appliquées dans tous les départements de la France métropolitaine. Dans le Doubs, plusieurs sources sont déjà à sec. Conséquence : cinq villages sont totalement privés d’eau, et le système D se met en place, avec des camions-citernes pour approvisionner les habitants.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Un camion-citerne est le seul moyen désormais d’assurer l’alimentation en eau de tout un village. Ce matin, au pied du réservoir de Fleurey dans le Doubs, comme régulièrement depuis près d’un mois, c’est l’heure de la recharge. Philippe Mittag, maire (Sans étiquette) de Fleurey, précise : « Ce sont 30 mètres cubes qu’on va remettre pour remettre le château d’eau à flots. »

Depuis toujours, pourtant, le village a sa propre source, suffisante pour l’alimenter. Mais avec le manque de pluie et la chaleur, elle ne donne plus assez, comme déjà en 2018 et 2023. « C’est exceptionnel, cette année. Ça arrive tôt. Généralement, c’est 14 juillet, 15 août. Là, on a commencé, mi-juin, à avoir une baisse d’eau », pointe l’édile.

« La solution, c’est de faire une interconnexion depuis une commune qui ne manque pas d’eau. Il y a toute une réflexion à mener. Après, il y a l’aspect budgétaire, je pense qu’on n’est pas loin des 800 000 euros », indique Anthony Mérique, le vice-président Communauté de communes du Pays de Maîche.

Le projet est à l’étude. D’autres villages alentour sont déjà interconnectés. Mais à Fleurey, en attendant, les habitants sont invités à économiser l’eau dans leur jardin, comme dans leur quotidien. « On arrose le nécessaire, on va dire. Je ne sais pas si vous avez vu les fontaines, elles ont toujours coulé, mais là, ça ne coule plus », relève une habitante.

Mais pour les quatre éleveurs du village, impossible de faire sans beaucoup d’eau. Ici, on produit du lait pour le comté. « Il faut au moins 130-140 litres par jour pour une vache laitière », précise Denis Sandoz, éleveur laitier. Il faut donc pouvoir abreuver les quelque 300 bêtes que compte le village, d’autant qu’avec la sécheresse, l’herbe manque elle aussi et la production baisse. « Il y a moins de lait, moitié moins. On n’a jamais vu ça. Parce qu’il n’y a rien à manger, elles aiment bien l’herbe… », souligne l’éleveur.

Une situation qui pourrait durer, car si des orages sont annoncés dans les prochains jours, aucune pluie durable n’est pour l’instant prévue.


Source:

www.franceinfo.fr

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