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À Hong Kong, une bibliothèque désinfecte les livres six par six

À la Hong Kong Metropolitan University, le livre emprunté peut désormais passer par une machine de désinfection avant de retourner dans le sac d’un lecteur. Le geste paraît minuscule ; il dit pourtant beaucoup de l’évolution des bibliothèques universitaires depuis la pandémie et l’essor des services autonomes.

Dans une publication de juin 2026, la bibliothèque de la HKMU présente une série d’outils destinés à « rendre la vie de campus plus fluide et plus efficace ». L’établissement cite notamment l’emprunt mobile via l’application cloudCheck, le renouvellement en ligne, les automates de prêt, les services d’impression et de numérisation, les scanners de livres, les chargeurs en libre service et un studio audiovisuel autonome.

Le détail le plus insolite concerne la machine de stérilisation des ouvrages. La bibliothèque indique qu’elle permet, par simple pression sur un bouton, de désinfecter jusqu’à six livres simultanément. L’information apparaît dans un ensemble plus vaste consacré aux services « self-service », mais elle donne une image très concrète d’un livre devenu objet de circulation sensible.

Après le prêt, l’hygiène documentaire

Le sujet ne relève pas seulement de l’anecdote technique. Dans les bibliothèques universitaires, les collections passent de main en main, parfois très rapidement, et les établissements cherchent à réduire les frictions : moins d’attente aux banques de prêt, davantage d’accès hors guichet, autonomie accrue des usagers.

La désinfection des livres n’est pas nouvelle, mais son intégration à une suite de services automatisés révèle un déplacement : l’usager ne vient plus seulement emprunter un document ; il navigue dans un environnement où réservation, prêt, numérisation, production audiovisuelle et hygiène documentaire sont pensés comme des gestes continus.

À Hong Kong, l’intérêt du dispositif tient à cette combinaison. La bibliothèque ne présente pas la machine comme une curiosité isolée, mais comme l’un des éléments d’un écosystème de services. Le livre imprimé y conserve sa place, tout en étant traité avec les mêmes logiques de rapidité, de flux et de sécurité que les autres équipements du campus.

Par Nicolas GaryContact : ng@actualitte.com


Source:

actualitte.com

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