
Alors que la course aux infrastructures d’intelligence artificielle s’intensifie face à OpenAI, Anthropic ou Google, Meta change de dimension au Canada.
Le groupe américain a annoncé la construction de son premier centre de données consacré à l’IA dans la province de l’Alberta, pour un investissement de plus de 9 milliards de dollars.
Un site industriel taillé pour l’IA
D’une capacité de 1 gigawatt, l’installation se classe parmi les infrastructures d’intelligence artificielle les plus imposantes actuellement en construction.
Le choix de l’Alberta répond à une double logique : une offre électrique abondante et un cadre réglementaire jugé favorable. Le site, classé zone industrielle de longue date, se prête à l’installation rapide d’infrastructures électriques supplémentaires, un critère devenu déterminant dans le déploiement de centres de données de cette taille.
Meta évoque un investissement de 60 millions de dollars canadiens (environ 37 millions d’euros au cours actuel) dans les infrastructures locales, notamment routières et hydrauliques. Le chantier doit employer jusqu’à 3 000 travailleurs au pic de la construction, avant de générer plus de 300 emplois pérennes une fois le site opérationnel.
Vers une entrée dans le cloud
Au-delà de cette nouvelle implantation, Meta prépare une évolution stratégique plus large : la vente de ses capacités de calcul excédentaires à des entreprises tierces, voire la commercialisation, sous forme de service, des modèles d’IA hébergés sur sa propre infrastructure. Une manière de transformer des investissements massifs, jusqu’ici cantonnés à un usage interne, en source de revenus additionnelle.
Cette bascule potentielle placerait Meta en concurrence directe avec les trois acteurs dominants du marché du cloud, Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud, sur un terrain où le groupe n’a jusqu’à présent aucune présence commerciale.
Des investisseurs en attente de résultats
Cette diversification intervient alors que les investisseurs s’impatientent. Meta a présenté un plan de dépenses d’investissement pouvant atteindre 145 milliards de dollars cette année, sans avoir encore démontré de modèle économique solide en dehors de la publicité. Le titre a reculé d’environ 9 % depuis le début de l’année, signe des doutes persistants sur la rentabilité à court terme de cette stratégie d’infrastructure.
Source:
www.zdnet.fr


