En cas de fortes chaleurs, EDF est parfois amené à réduire, voire à arrêter sa production pour éviter de réchauffer davantage les fleuves avec des rejets d’eaux de refroidissement plus chaudes.
Un deuxième réacteur nucléaire a été arrêté ce jeudi, annonce EDF. Il s’agit du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube). Ce réacteur situé en bord de Seine est à l’arrêt depuis 9h15 pour « causes externes liées à l’environnement », afin de respecter les limites d’échauffement du fleuve, indique EDF sur son site d’informations réglementaires.
Lundi, le réacteur n°2 de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) avait été arrêté à 23h45 par anticipation d’une montée de la température des eaux de la Garonne mardi à 28°C. Le réacteur n°1 étant inactif pour maintenance depuis mai, la centrale est de facto à l’arrêt. Sans que son fonctionnement soit interrompu, au moins un autre réacteur est concerné par une baisse de production en France, en raison de « contraintes environnementales » d’exploitation liées à la canicule, a indiqué EDF.
Pas de problème d’approvisionnement
Les réacteurs nucléaires – 57 en France – doivent être refroidis en permanence, d’où leur implantation près de la mer ou d’un cours d’eau. En cas de fortes chaleurs, la hausse de la température des rivières peut contraindre EDF à réduire, voire arrêter sa production pour éviter de les réchauffer davantage avec ses rejets d’eaux de refroidissement plus chaudes.
L’activité des centrales est en effet encadrée par des seuils d’échauffement de ces cours d’eau à ne pas dépasser, pour protéger la faune et la flore. En l’occurrence pour le réacteur de Golfech, un arrêté de 2006 prévoit que la température du fleuve ne doit pas dépasser les 28°C après les rejets de la centrale.
Le gestionnaire du réseau de haute tension RTE a assuré lundi que la sécurité d’approvisionnement en électricité en France n’appelait « aucune vigilance particulière » pendant cette période de canicule. Malgré tout, les prix de gros ont bondi sur les marchés ces derniers jours, alors que la canicule entraîne une hausse de la demande d’électricité. Mercredi, ils ont atteint 280 euros par mégawattheure, un record depuis août 2023.
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