Les États-Unis entendent passer à la vitesse supérieure dans le domaine de l’informatique quantique. Selon plusieurs médias américains, dont le Wall Street Journal et The Hill, Donald Trump a signé deux décrets présidentiels visant à renforcer à la fois les capacités de recherche du pays et sa résilience numérique face à l’émergence des technologies quantiques.
Lors d’une cérémonie organisée dans le Bureau ovale, le président américain a affirmé vouloir engager des investissements « à une échelle sans précédent » afin de préserver le leadership technologique des États-Unis dans ce secteur considéré comme stratégique.
L’informatique quantique, qui exploite les principes de la mécanique quantique pour effectuer certains calculs bien plus rapidement que les supercalculateurs traditionnels, est perçue comme l’un des grands leviers technologiques des prochaines décennies.
Des ordinateurs quantiques attendus d’ici 2028
Le premier décret prévoit le déploiement d’ordinateurs quantiques haute performance au sein d’agences fédérales américaines, notamment au département de l’Énergie, à horizon 2028.
Ces infrastructures devront être développées en partenariat avec des entreprises privées et des établissements universitaires afin d’accélérer les avancées scientifiques et industrielles. Le texte prévoit également des mesures destinées à sécuriser l’écosystème national : développement d’infrastructures dédiées sur le territoire américain et consolidation des chaînes d’approvisionnement pour les matériaux critiques.
Cette stratégie s’inscrit dans un contexte de compétition internationale accrue autour des technologies quantiques, considérées comme un enjeu de souveraineté économique et militaire.
Une transition vers une cryptographie « post-quantique » fixée à 2031
Le second décret cible directement les enjeux de cybersécurité liés à l’arrivée des ordinateurs quantiques.
L’administration américaine fixe ainsi à 2031 l’objectif de migration des systèmes centraux du gouvernement fédéral vers des solutions cryptographiques capables de résister aux futures capacités de calcul quantique.
L’enjeu est majeur : une fois suffisamment puissants, les ordinateurs quantiques pourraient remettre en cause les méthodes de chiffrement actuelles qui protègent aujourd’hui transactions financières, infrastructures critiques et communications numériques.
Présent lors de la signature, le conseiller national en cybersécurité Sean Kanecross a averti que les progrès du quantique pourraient fragiliser les systèmes de cryptographie à clé publique actuellement utilisés à grande échelle. Selon lui, les nouvelles mesures doivent permettre de concilier innovation technologique et exigences de sécurité nationale.
Source:
www.zdnet.fr


