« Il y a des jeunes qui sont consentantes » : à 41 ans, Patrick Bruel assumait déjà l’écart d’âge avec ses conquêtes

Ces dernières semaines, Patrick Bruel fait beaucoup parler de lui. Le chanteur de 67 ans est visé par plusieurs accusations de violences sexuelles qu’il conteste fermement.

Dans ce contexte, son ex-femme Amanda Sthers est récemment sortie du silence pour évoquer les semaines difficiles qu’elle vient de traverser, confiant avoir ressenti « beaucoup de tristesse ».

Alors que l’affaire continue de susciter de nombreuses réactions, certains internautes ont ressorti une séquence datant de l’année 2000 dans laquelle l’artiste évoquait avec humour les relations entre hommes mûrs et femmes plus jeunes.

Une séquence d’Ardisson qui refait surface vingt-six ans plus tard

Nous sommes le 10 juin 2000 sur le plateau de Tout le monde en parle. Comme souvent, Thierry Ardisson soumet ses invités à ce qu’il appelle une « interview nulle », une succession de questions volontairement décalées et provocatrices.

Face à lui, Patrick Bruel, alors âgé de 41 ans, accepte le jeu. L’animateur enchaîne les questions absurdes avant de lancer une interrogation qui, avec le recul, attire aujourd’hui particulièrement l’attention.

« À qui accorderiez-vous le plus de circonstances atténuantes ? Un vieux qui se tape des jeunes ou un jeune qui tape sur des vieux ? », demande Thierry Ardisson.

L’artiste semble réfléchir quelques instants. « C’est difficile, c’est une bonne question, elle est pas si nulle que ça », répond-il d’abord en souriant. Puis il finit par choisir la première option : « Un vieux qui se tape des jeunes ».

L’échange déclenche immédiatement une plaisanterie du présentateur. « Ah ouais, c’est parce que vous avez 41 ans », lance Ardisson. Ce à quoi Patrick Bruel répond du tac au tac : « Exactement, ben on sait jamais ».

À l’époque, la séquence amuse le public présent en plateau. Vingt-six ans plus tard, elle est visionnée sous un angle très différent par certains observateurs.

« Il y a des jeunes qui sont consentantes »

L’échange ne s’arrête pas là. Thierry Ardisson pousse son invité à développer sa réflexion. Patrick Bruel poursuit alors son raisonnement avec une phrase qui fait aujourd’hui largement réagir sur les réseaux sociaux.

« C’est surtout qu’il y a des jeunes qui sont consentantes », explique-t-il. Puis il ajoute : « Alors que des gens sur qui on tape en général sont pas fondamentalement consentants ».

Dans le contexte de l’émission, cette réponse est accueillie comme une boutade. Le plateau rit et la conversation passe rapidement à un autre sujet.

Pour autant, cette déclaration attire aujourd’hui l’attention en raison des accusations qui entourent désormais le chanteur. Plusieurs internautes estiment qu’elle résonne différemment à la lumière des témoignages apparus ces derniers mois.

D’autres soulignent au contraire qu’il s’agissait d’une émission humoristique, diffusée dans un contexte très différent de celui d’aujourd’hui. Les codes télévisuels du début des années 2000 étaient alors bien éloignés des sensibilités contemporaines sur les questions de consentement et de rapports de pouvoir.

Cette archive intervient également alors que plusieurs affaires médiatiques ont relancé le débat sur les relations impliquant de forts écarts d’âge, notamment lorsque l’une des personnes est très jeune.

Les accusations actuelles et la défense du chanteur

La séquence revient sur le devant de la scène alors que Patrick Bruel fait face à plusieurs accusations qu’il réfute catégoriquement.

Parmi les témoignages les plus médiatisés figure celui de Flavie Flament, qui a annoncé en mai 2026 avoir porté plainte pour viol pour des faits remontant à 1991, alors qu’elle était âgée de 16 ans.

L’animatrice affirme avoir vécu un épisode traumatique après avoir rencontré le chanteur. Elle raconte notamment un important trou de mémoire et dit être convaincue d’avoir été victime d’un viol.

Face à ces accusations, Patrick Bruel nie toute agression. Par la voix de son avocate, il évoque au contraire une « relation épisodique tout à fait consentie ». L’artiste conteste également l’ensemble des faits qui lui sont reprochés dans les différentes procédures en cours.

Cette ligne de défense a provoqué la colère de Flavie Flament. Sur RTL, l’animatrice a réagi vivement : « Vous imaginez, pour une victime mineure, de s’entendre dire qu’elle était consentante ? »

De son côté, Patrick Bruel affirme vouloir continuer à se défendre devant la justice. Il rappelle bénéficier de la présomption d’innocence, principe fondamental du droit français tant qu’aucune décision judiciaire définitive n’a été rendue.

Dans ce climat particulièrement tendu, chaque archive, chaque déclaration passée et chaque prise de parole publique du chanteur se retrouvent désormais examinées avec une attention nouvelle. Une situation qui explique pourquoi cette séquence de Tout le monde en parle, longtemps oubliée, se retrouve aujourd’hui au centre des discussions.

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Source:

www.public.fr

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