Éditeur français historique de la gestion des identités, Wallix ambitionne d’embarquer des technologies d’IA au service des équipes cyber opérationnelles.
A cette fin, l’entreprise s’allie à l’institut national de recherche dans les sciences et technologies du numérique, l’Inria.
Déjà en collaboration, notamment autour de la startup Malizen, née au sein du Centre Inria de l’université de Rennes, les deux partenaires prévoient cette fois de “développer la prochaine génération d’IA souveraine en cybersécurité.”
Recherche et initiatives d’innovation conjointes
Il s’agit plus spécifiquement de mettre l’accent sur l’IA appliquée à la sécurisation des identités et des accès. Le partenariat de recherche était officiellement signé lors de Vivatech en présence de la ministre de l’IA, Anne Le Hénanff.
Ensemble, Wallix et Inria collaboreront à des projets de recherche, à la mise au point de démonstrateurs et à “des initiatives d’innovation conjointes.” Les deux partenaires annoncent des travaux portant sur des domaines multiples :
Parmi ceux-ci, “l’analyse comportementale des identités, la gouvernance intelligente des accès, les identités non humaines, la conformité continue et les systèmes d’IA de confiance.” Cette entente entre recherche publique et industrie est justifiée par “l’intensification et la sophistication des cybermenaces.”
Multiplication des identités numériques et enjeux de souveraineté motiveraient également le développement de systèmes d’IA dits de confiance et souverains. Selon Wallix, il s’agit de fournir de l’aide à la décision source de gains d’efficacité pour les équipes cybersécurité.
Une réponse à la dépendance technologique
Les technologies ainsi mise à disposition doivent cependant intégrer “des principes d’IA de confiance” et participer à réduire la charge opérationnelle des professionnels de la cyber. De l’automatisation donc, mais avec des garanties, par exemple pour la gouvernance des accès et des privilèges.
L’IA, estiment les deux partenaires, offre également du potentiel en matière de conformité continue et automatisée, avec génération de preuves d’audit en temps réel. Toutefois, la cyber a aussi besoin de modèles “robustes, explicables et frugaux, adaptés aux environnements sensibles ou contraints.”
Jean-Noël de Galzain, CEO de Wallix, ne manque pas d’inscrire son partenariat avec l’institut de recherche dans l’actualité du moment, c’est-à-dire l’interventionnisme des États-Unis en ce qui concerne l’accès aux IA.
“La récente coupure de Claude Fable 5 et Mythos 5, les deux modèles d’intelligence artificielle les plus puissants d’Anthropic, sur simple injonction d’une puissance étrangère, nous rappelle notre dépendance aux technologies extra-européennes, ainsi que l’urgence de bâtir des alternatives européennes fortes”, souligne le dirigeant.
Source:
www.zdnet.fr


