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Les milliers de kilomètres en jet privé de Gianni Infantino pour assister aux matchs relancent les critiques sur l'empreinte carbone de la Coupe du monde 2026

La promesse du mondial le plus vert de l’histoire par les organisateurs du tournoi semble s’éloigner devant les déplacements aériens du numéro un de la Fifa entre le Mexique, le Canada et les Etats-Unis, pays où se déroulent les matchs.


Publié le 19/06/2026 18:40

Temps de lecture : 1min

Le président de la FIFA Gianni Infantino en présence du trophée du Mondial, à une conférence de presse la veille du match d’ouverture de la Coupe du Monde 2026, le 10 juin à Mexico au Mexique. (ALFREDO ESTRELLA / AFP)

Les matchs s’enchaînent lors de cette Coupe du monde 2026. Avec la victoire du Mexique face à la Corée du Sud à 1-0 dans la soirée du jeudi 18 juin, El Tricolor est la première sélection qualifiée pour les 16e de finale. Au cours de la même nuit, la Suisse battait la Bosnie Herzégovine 4 buts à 1 tandis que le Canada écrasait le Qatar (6-0). Gianni Infantino était présent à cette dernière rencontre. Le président de la Fifa a déjà assisté à une dizaine de rencontre depuis le début de la Coupe du monde et envisage de suivre deux rencontres par jour. Tout cela, au prix d’une logistique qui peut poser question notamment d’un point de vue écologique.

Si au Qatar, quatre ans plus tôt, la distance entre les stades n’excédait pas 75 km, l’affaire est différente dans ce Mondial organisé entre trois pays. Rien que 4 500 km séparent Vancouver sur la côte ouest du Canada, de Miami située sur la côte est des États-Unis. Malgré la promesse de la Coupe du monde la plus verte de l’histoire par ses organisateurs, le costume de représentant du football mondial semble bien difficile à endosser en covoiturage ou en char à voile.

La solution passe ainsi par les airs en particulier avec un jet privé fourni par l’une des compagnies sponsor de l’épreuve. Pour le moment, Infantino a déjà parcouru près de 20 000 km en une petite semaine. Une distance qui représente la moitié du tour de la planète battant le record de celui de Phileas Fogg, héros de Jules Verne.

Même si celui-ci est réalisé de manière bien plus polluante. Avec un vol en jet de trois heures, le patron du football mondial consomme l’équivalent du bilan carbone annuel d’un Français. En gardant cette cadence, cela représenterait entre 300 à 500 tonnes de CO², soit l’empreinte de 55 Français sur douze mois, précise Alexis Normand, le fondateur de Greenly, un cabinet de conseil en environnement, dans les colonnes de l’Equipe.

La Fifa ne semble toutefois pas disposée à s’engager sur la voie de la décroissance. Le prochain mondial sera disputé sur les continents européens, africains et sud américains, principalement entre le Maroc, l’Espagne, le Portugal, et l’Uruguay, l’Argentine ou le Paraguay.


Source:

www.franceinfo.fr

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