Une nouvelle étude publiée dans le British Journal of Sports Medicine et relayée par le Washington Post s’est penchée sur une question simple mais essentielle: quelle quantité idéale de musculation permet de vivre plus longtemps et en meilleure santé? Les chercheurs ont analysé près de trente ans de données portant sur plus de 147.000 adultes afin d’identifier le point d’équilibre optimal.
Leurs résultats montrent d’abord qu’un peu de musculation vaut toujours mieux que rien. Même quelques minutes par semaine sont associées à une réduction du risque de mortalité prématurée, y compris chez les personnes qui pratiquent déjà des activités d’endurance comme la marche ou la course.
Les bénéfices sont particulièrement marqués pour certaines maladies majeures. Les personnes pratiquant des exercices de résistance, même occasionnellement, présentent un risque plus faible de décès lié aux maladies cardiovasculaires ou à des troubles neurologiques comme la maladie d’Alzheimer.
L’étude met toutefois en évidence un seuil optimal: les chercheurs ont identifié une zone idéale comprise entre 90 et 119 minutes de musculation par semaine. À ce niveau, les bénéfices sur la longévité sont maximisés sans nécessiter un investissement excessif en temps.
Point trop n’en faut
Dans cette fourchette, le risque de décès prématuré toutes causes confondues diminue d’environ 13%, tandis que le risque de mortalité liée aux maladies cardiaques baisse de 19%. Les effets sont encore plus marqués pour les maladies neurologiques, avec une réduction atteignant 27%.
Au-delà de 119 minutes hebdomadaires, les bénéfices cessent d’augmenter. S’entraîner davantage ne semble pas dangereux, mais n’apporte pas non plus de gains supplémentaires significatifs en matière de longévité. À l’inverse, des volumes plus faibles restent utiles, bien que leurs effets soient plus modestes.
Un autre enseignement clé est le caractère complémentaire des différentes formes d’exercice. La musculation ne remplace pas l’activité aérobie, elle vient s’y ajouter. Les personnes combinant les deux types d’entraînement présentent globalement le risque de mortalité le plus faible. Autrement dit, faire du cardio et soulever des trucs lourds est le meilleur moyen de faire du bien à votre organisme.
Les mécanismes précis expliquant ces bénéfices restent encore partiellement inconnus. Les chercheurs avancent toutefois plusieurs pistes: amélioration de la masse musculaire et du métabolisme, réduction du risque de chutes avec l’âge, et effets positifs sur le cerveau grâce à certaines substances libérées pendant l’effort. Malgré les questions encore ouvertes, ces résultats renforcent l’idée qu’un entraînement régulier, même modéré, constitue un levier majeur pour vieillir en meilleure santé.
Source:
www.slate.fr


