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Anny Duperey : deux maisons et une toute petite retraite

Ce 17 juin 2026, on parle beaucoup d’Anny Duperey après ses déclarations fracassantes sur Patrick Bruel et l’annonce d’une nouvelle affaire visant une célébrité.

Mais derrière cette actualité médiatique, la comédienne de 78 ans continue de surprendre par une autre réalité : malgré une carrière exceptionnelle, elle affirme toucher une très faible retraite.

Une situation paradoxale pour celle qui possède pourtant deux maisons, dont l’une est devenue au fil des décennies le véritable refuge de sa vie.

Une retraite de 600 euros qui avait choqué les Français

Quand Anny Duperey évoque ses revenus, elle le fait sans détour. Invitée de l’émission Chez Jordan en 2022, la comédienne avait laissé son interlocuteur sans voix en révélant le montant de sa pension.

« Moi, c’est 600 euros », avait-elle lancé avec franchise. Une somme étonnante pour une artiste qui a marqué plusieurs générations grâce au cinéma, au théâtre, à la télévision et à ses nombreux livres. Pendant plus de cinquante ans, le public l’a vue enchaîner les rôles, notamment dans la série culte Une famille formidable, mais aussi sur les planches des plus grands théâtres parisiens.

Cette faible pension s’explique en partie par le fonctionnement du régime de retraite des artistes-interprètes. Les cachets parfois élevés perçus durant une carrière ne se traduisent pas automatiquement par une retraite confortable. Les cotisations sont calculées selon des règles spécifiques qui pénalisent souvent les comédiens.

Anny Duperey avait toutefois précisé qu’à cette retraite de base s’ajoutait une retraite complémentaire. Un complément qui lui permet de vivre plus sereinement. Mais l’actrice continue aussi de travailler régulièrement. Non seulement par nécessité, mais surtout parce qu’elle reste passionnée par son métier.

À près de 80 ans, elle monte encore sur scène et multiplie les projets. Une activité qui complète ses revenus tout en nourrissant son besoin constant de création.

Une maison parisienne et un refuge dans la Creuse

Si sa retraite apparaît modeste, Anny Duperey dispose néanmoins d’un patrimoine immobilier important. Depuis de nombreuses années, elle partage sa vie entre deux demeures auxquelles elle est profondément attachée.

La première se situe dans le quartier de Montparnasse, à Paris. Une maison avec jardin, rare privilège dans la capitale. L’actrice y réside lorsqu’elle travaille ou participe à des événements professionnels.

Mais son véritable havre de paix se trouve loin de l’agitation parisienne. Direction Châtelus-Malvaleix, un petit village de la Creuse comptant un peu plus de 500 habitants.

C’est là qu’elle a construit une grande partie de son existence. « Je suis une voyageuse nulle. Je ne cherche que des chez-moi où retourner », confiait-elle à TF1.

Cette propriété n’est pas une maison comme les autres. Elle a été bâtie progressivement avec Bernard Giraudeau, son compagnon pendant dix-huit ans et père de ses enfants, Sara Giraudeau et Gaël Giraudeau.

Au départ, les conditions étaient rudimentaires. « Au début, il n’y avait que la cuisine, dans laquelle nous dormions », racontait-elle avec tendresse.

Puis, au fil des années, la demeure s’est agrandie. Elle est devenue le symbole d’une histoire d’amour, mais aussi d’un enracinement profond dans cette région rurale qu’elle affectionne particulièrement.

Une propriété qui lui a coûté une fortune

La maison creusoise d’Anny Duperey est entourée d’un vaste domaine de près de quatre hectares. Un terrain qu’elle a transformé au fil du temps en véritable paradis végétal.

Potager, arbres, jardin japonisant, plantations diverses : l’actrice s’est découvert une passion inattendue pour le jardinage. « Je suis une actrice agricole », plaisante-t-elle souvent.

Pourtant, cet attachement à la terre a eu un coût considérable. Dans son livre publié en 2025, elle reconnaissait avoir consacré une part immense de ses revenus à l’entretien de la propriété.

« Tous mes revenus ou presque y sont passés », écrivait-elle. Avec le temps, ce domaine est même devenu une forme de responsabilité pesante. « Ce jardin me possédait, j’en étais devenue l’otage », admettait-elle.

Mais vendre n’a jamais été une option. Cette maison représente bien davantage qu’un simple bien immobilier. Elle est intimement liée à son histoire personnelle.

Orpheline à l’âge de huit ans après la mort tragique de ses parents, Anny Duperey a souvent expliqué que son rapport à la terre puisait ses racines dans ce drame fondateur.

« La première fois que j’ai posé ma botte sur une bêche pour retourner la terre, je me suis écroulée en pleurs », racontait-elle. Aujourd’hui encore, malgré les dépenses qu’elle entraîne, cette propriété demeure son refuge le plus précieux.

Entre sa maison parisienne et son domaine creusois, Anny Duperey mène une existence à son image : discrète, profondément attachée aux lieux qu’elle aime et loin des clichés associés aux célébrités. Car si sa retraite officielle ne dépasse pas quelques centaines d’euros par mois, son véritable trésor se trouve ailleurs : dans ces deux maisons qui racontent toute une vie de travail, d’amour et de fidélité à ses racines.

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Source:

www.public.fr

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