Sophie Binet et Jean-Luc Mélenchon étaient présents dans cette manifestation, jeudi midi, sur l’esplanade des Invalides, a constaté le reporter de France Inter. La proposition de loi a été adoptée ensuite, à l’Assemblée nationale.
Publié le 11/06/2026 15:44
Mis à jour le 11/06/2026 20:35
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Une centaine de personnes ont manifesté jeudi 11 juin, à la mi-journée, à Paris pour soutenir la proposition de loi visant à nationaliser le sidérurgiste ArcelorMittal, a constaté le reporter de France Inter sur place. Les manifestants étaient rassemblés, à l’appel de la CGT, sur l’esplanade des Invalides, à côté de l’Assemblée nationale, alors que les députés examinent un texte visant à nationaliser le géant de l’acier, dans le cadre de la niche du groupe Gauche démocrate et républicaine.
La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, les candidats à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin, ainsi que des salariés d’ArcelorMittal venus de toute la France étaient présents.
Sur les banderoles, on pouvait lire : « On peut faire du métal sans Mittal », en référence à la famille indienne à la tête du groupe. « La Macronie semble croire encore aux promesses de Mittal mais le groupe Mittal n’a jamais tenu ses promesses. Ils attendent quoi la Macronie ? Les plans sociaux ? Pour que ce soit un petit peu plus médiatique quand on va annoncer qu’on supprime 1 000 emplois dans le Nord, 1 000 emplois dans le Sud ? », estime Sandy Poletto, représentant national de la CGT chez Arcelor.
En 2025, la proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal, alors portée par La France insoumise, avait été adoptée en première lecture à l’automne dernier à l’Assemblée nationale, contre l’avis du gouvernement, qui estime entre trois et six milliards d’euros le coût de cette nationalisation. Le texte avait ensuite été rejeté par le Sénat.
Plus tard jeudi dans la journée, l’Assemblée nationale a de nouveau approuvé la nationalisation d’ArcelorMittal France, réclamée par les salariés du groupe sidérurgique. Mais celle-ci n’a guère de chance de se concrétiser, en raison de l’opposition du Sénat et du gouvernement. « L’entreprise considère toujours que l’idée de nationaliser ArcelorMittal France serait une fausse solution, indique un porte-parole, jeudi soir à franceinfo. Séparer cette société du reste du groupe, ne pourrait qu’aggraver brutalement leur situation. Aujourd’hui, nos sites en France résistent parce qu’ils font partie d’une organisation européenne optimisée, qui sert des clients eux-mêmes organisés à l’échelle européenne ou mondiale. »
Source:
www.franceinfo.fr


