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Prévention, santé des femmes, protection des jeunes… Le gouvernement présente son plan Santé au travail pour 2026-2030

« La bonne réponse, c’est la prévention », pour le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou qui veut également « élargir la palette des risques professionnels ».


Publié le 05/06/2026 11:00



Mis à jour le 05/06/2026 13:33

Temps de lecture : 2min

Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, le 21 mai 2026. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, le 21 mai 2026. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Le ministère du Travail dévoile vendredi 5 juin son nouveau plan consacré à la santé au travail pour la période 2026-2030, établi en concertation avec les partenaires sociaux.

Dans le document consulté par franceinfo, Jean-Pierre Farandou assure que « la priorité absolue, c’est la santé et la sécurité au travail ». Le ministre dit vouloir « aller plus loin en matière de prévention et élargir la palette des risques professionnels, à la santé mentale au travail, à la santé des femmes, à la protection des nouveaux arrivants ».

En 2024, 824 accidents du travail mortels, dont 764 pour le régime général, ont été recensés. Pour éviter ces accidents, « la bonne réponse, c’est la prévention », a précisé vendredi matin sur France 2, Jean-Pierre Farandou. Le plan « Santé au Travail 2026-2030 » prévoit donc d’aider les entreprises à évaluer les risques « à l’origine de malaises mortels au travail », à mettre en place aussi une meilleure organisation de travail, la gestion des pauses, l’adaptation des horaires. Il recommande aussi de sensibiliser les dirigeants et les salariés à la prévention.

Le gouvernement donne la priorité aux jeunes et aux nouveaux arrivants dans les entreprises, car ce sont les plus exposés aux accidents du travail. Plus de la moitié des décès au travail des moins de 25 ans surviennent l’année qui suit leur prise de poste. Pour mieux les protéger, ce plan veut « sécuriser leurs premières expériences professionnelles en mettant en place une procédure d’intégration spécifique ». Le ministre du Travail compte également miser sur la sensibilisation des jeunes à la sécurité dès leur formation, et une fois en entreprise, par la création de livrets spécifiques. Enfin, il tient à expérimenter des signes distinctifs pour mieux différencier les jeunes (stagiaires, apprentis, nouveaux arrivants) des autres travailleurs sur les sites à risque. Cela pourrait par exemple être des casques ou des gilets de couleurs spécifiques.

L’autre public jugé prioritaire par le gouvernement, ce sont les femmes. Le nombre d’accidents du travail augmente pour cette population de 26% entre 2000 et 2023. Ce plan préconise donc d’adapter les équipements de protection individuelle aux femmes, de « renforcer l’évaluation des risques professionnels différenciée selon le sexe », et surtout, de renforcer la prévention des violences sexistes et sexuelles.

« Prévenir les risques psychosociaux et promouvoir la santé mentale » est également l’une des priorités du gouvernement. D’ici 2030, il veut former les salariés au secourisme en santé mentale, c’est-à-dire en apprenant à identifier les signaux d’alerte par exemple. Ce plan souhaite aussi promouvoir la charte pour la santé mentale au travail auprès des entreprises.

Par ailleurs, le gouvernement s’engage à « accompagner les transformations du travail » liées à l’intelligence artificielle, mais aussi au dérèglement climatique. La chaleur doit donc être prise en compte « dans l’évaluation des risques et dans la conception des équipements ».

Dans ce plan Santé au Travail, Jean-Pierre Farandou dit souhaiter que la mise en œuvre de ces engagements fasse « l’objet d’un suivi attentif des partenaires sociaux », et indique qu’il y aura un « point d’étape à mi-parcours ».


Source:

www.franceinfo.fr

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