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Le gouvernement veut dissoudre un groupe d'ultradroite, Patria Albiges, et un groupe d'ultragauche, Front de rue

Onze militants d’extrême droite proches du groupuscule Patria Albiges ont récemment été condamnés pour avoir pris part à une expédition punitive contre un militant antifasciste.


Publié le 03/06/2026 13:38



Mis à jour le 03/06/2026 14:02

Temps de lecture : 1min

Des militants proches du groupuscule identitaire Patria Albiges jugés le 16 avril 2026 au tribunal d'Albi. (FTV)

Des militants proches du groupuscule identitaire Patria Albiges jugés le 16 avril 2026 au tribunal d’Albi. (FTV)

L’un est d’ultradroite, l’autre d’ultragauche. Le gouvernement a annoncé, mercredi 3 juin, son intention de dissoudre deux nouveaux groupuscules. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a proposé au président de la République, à l’occasion du Conseil des ministres, « la dissolution de deux groupements ». Le premier est un « groupement identitaire d’ultradroite » dénommé Patria Albiges et l’autre un « groupement d’ultragauche » appelé Front de rue, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

Patria Albiges se présente comme un mouvement de jeunesse identitaire albigeois, qui se veut un « acteur politique pour alerter la population sur l’actualité et les phénomènes de société que sont l’immigration, l’insécurité, le wokisme ou l’islamisme ». Onze militants d’extrême droite proches de ce groupuscule ont été récemment condamnés à des peines de quatre à huit mois de prison, avec sursis pour 10 d’entre eux, pour avoir pris part à une expédition punitive contre un militant antifasciste en 2025.

Agés de 19 à 29 ans, ils s’étaient rendus à Albi (Tarn), en avril 2025, cagoulés, armés notamment de matraques télescopiques et de poings américains, avec « une attitude menaçante et revancharde » pour s’en prendre à un militant antifasciste. Le porte-parole de Patria Albiges, lui, a été condamné en 2023 à huit mois de prison avec sursis pour avoir frappé deux jeunes Tarnais.

Front de Rue est un groupe antifasciste implanté dans le Nord, notamment à Lille.

En février, après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, le président Emmanuel Macron avait réuni des responsables gouvernementaux pour se pencher sur la lutte contre les « groupes violents ultra ou extrêmes ». Au sortir de cette réunion, plusieurs groupes – deux d’ultradroite (dont Patria Albiges) et un d’ultragauche – étaient visés par une procédure de dissolution lancée par le ministère de l’Intérieur.

Depuis 2017, une cinquantaine de groupes, dont La Jeune garde et Lyon populaire, ont fait l’objet de décrets de dissolution en Conseil des ministres. Mais certains, comme Les Soulèvements de la Terre, ont déposé un recours au Conseil d’Etat, qu’ils ont remporté.


Source:

www.franceinfo.fr

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