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Trump propose de se produire lui-même au concert Freedom 250

Cinq artistes ont déserté le concert Freedom 250 censé célébrer les 250 ans des États-Unis. Qu’à cela ne tienne : Donald Trump propose de monter lui-même sur scène, pour « uniquement de grands patriotes invités ».

Alors que l’Amérique s’apprête à célébrer son 250e anniversaire le 4 juillet, la série de concerts Freedom 250 de Donald Trump — baptisée « Great American State Fair » sur le National Mall de Washington — est en train de s’effondrer. Heureusement, Trump est là pour la sauver.

Après le retrait de cinq des artistes initialement annoncés, Trump a aimablement proposé de prendre le relais. Dans une longue diatribe publiée samedi sur Truth Social, le président a écrit : « Je crois comprendre que des artistes ont « la trouille » à l’idée de se produire mercredi, alors j’envisage de faire venir la Numéro Un des Attractions partout dans le Monde, l’homme qui attire des audiences bien plus larges qu’Elvis à son apogée, et ce sans guitare, l’homme qui aime notre Pays plus que quiconque, et l’homme que certains qualifient de Plus Grand Président de l’Histoire (LE GOAT !), DONALD J. TRUMP, pour remplacer ces « Artistes » de troisième zone et bien trop payés, et prononcer un grand discours, galvanisant le Pays comme je le fais depuis que je suis Président ! »

Il a poursuivi : « Il y a deux ans, les États-Unis étaient MORTS. Aujourd’hui, nous sommes le Pays le plus « EN FORME » du Monde. Je ne veux pas de soi-disant « Artistes » payés beaucoup trop cher et qui ne sont pas heureux. Je veux seulement être entouré de Gens Heureux, de Gens Intelligents, de Gens qui Réussissent, et de Gens qui savent GAGNER. Donc, par la présente TRUTH, j’ordonne à mes Représentants d’étudier la faisabilité d’un rassemblement AMERICA IS BACK mercredi, à Washington, même heure, même endroit. Uniquement de grands Patriotes invités — Ce sera une Célébration Folle et Magnifique de l’Amérique ! »

Le line-up du Freedom 250 part en lambeaux

Le line-up du Great American State Fair avait été annoncé le mercredi 27 mai par Freedom 250 — l’organisation qui se présente comme non-partisane et « sert de partenariat public-privé officiel » reliant « les efforts pour livrer les moments présidentiels marquants de cette année anniversaire ». Y figuraient initialement Martina McBride, Flo Rida, Vanilla Ice, Young MC, C+C Music Factory, Milli Vanilli, les Commodores et Bret Michaels.

Mais la polémique a éclaté rapidement autour de l’événement, organisé par Keith Krach, un proche nommé par le président Trump, les artistes se retirant les uns après les autres en affirmant qu’on leur avait présenté la série comme non-partisane. Dès le soir même, Morris Day and the Time ont démenti les « rumeurs » selon lesquelles ils se produiraient. Sur Instagram, Day a écrit : « Morris Day & the Time ne se produiront pas au « Great American State Fair ». » En légende, il a ajouté : « C’est non pour moi. »

Toujours mercredi soir, Young MC a annoncé sur les réseaux sociaux que lui non plus ne se produirait pas. Le rappeur de « Bust a Move » a confié à VIBE jeudi : « Je n’avais aucune idée que c’était considéré comme un événement « pro-Trump », c’était nouveau pour moi. Mon truc, c’était : dites-moi ce qu’est l’événement, de quoi il s’agit, qui vous êtes, puis laissez-moi choisir si je veux le faire ou non. On ne m’a jamais laissé ce choix. On m’a dit une chose, puis ça a été un coup fourré. Tous les artistes désistés que j’ai pu lire pensaient que c’était censé être un concert normal à D.C. »

William King des Commodores a confirmé à Rolling Stone par téléphone que le groupe ne se produirait pas. « Notre musique a toujours été notre voix et nous choisissons de ne nous affilier publiquement à aucun parti politique, a déclaré le groupe dans un communiqué sur Instagram. Nous soutenons l’amélioration du sort de tous les Américains. »

Jeudi, Martina McBride a pris la parole sur les réseaux pour « mettre les choses au clair » : « Je ne me produirai pas au Great American State Fair le 25 juin. » La chanteuse a expliqué que, si on lui avait « présenté l’opportunité de jouer lors d’un événement non-partisan », le supposé concert « s’est révélé trompeur ».

Vendredi matin, Michaels a annoncé son retrait à son tour. « Quand cette opportunité a été présentée à mon équipe, elle était décrite comme une célébration de notre pays à travers la musique et l’occasion d’honorer nos vétérans, militaires d’active, premiers secours, enseignants et Américains qui travaillent dur, de tous horizons », a-t-il écrit. Le concert, selon lui, « a évolué vers quelque chose de bien plus clivant que ce à quoi j’avais accepté de participer ».

Michaels a ajouté avoir des « inquiétudes » non précisées quant à sa sécurité, celle de son équipe et de ses fans, « y compris des menaces totalement infondées et impardonnables ». « Ce n’est pas une question de politique, a-t-il écrit. Il s’agit de rester fidèle à ce en quoi j’ai toujours cru. Chacun a droit à ses opinions. C’est l’une des libertés pour lesquelles nos vétérans se sont battus et que j’ai toujours respectée. Mais en tant que père, ami et membre d’un groupe, je dois prendre les menaces et les questions de sécurité au sérieux. »

Freedom 250 : ceux qui maintiennent leur venue

Pendant ce temps, le chaos a gagné C+C Music Factory : l’un de ses membres, Freedom Williams, s’est dit partant, tout en lâchant : « Je n’ai rien à foutre de Trump. » Avant d’ajouter : « Mais le jour où je laisserai des enfoirés comme vous me dicter ma conduite, c’est le jour de ma mort. » Robert Clivillés, l’un des C qui donnent son nom au groupe, a toutefois affirmé dans un post Instagram qu’il ne pouvait cautionner la sortie de Williams. Ce dernier a obtenu la marque déposée du nom du groupe en 2005 et se produit sans Clivillés. « Tout point de vue politique, idéologique, religieux ou personnel exprimé par Freedom Williams n’engage que lui et ne doit pas être interprété comme reflétant mes opinions, celles de la succession de David Cole ou celles des créateurs et producteurs originaux de C+C Music Factory », a déclaré Clivillés dans un communiqué à Rolling Stone.

Et puis il y a ce groupe baptisé Real Milli Vanilli, qui a affirmé dans un communiqué sur les réseaux qu’il ne se produirait pas. Fab Morvan, le visage restant du groupe, a pourtant indiqué à Rolling Stone qu’il serait bien présent.

« Malgré les rumeurs qui circulent, je me produirai au Great American State Fair à Washington D.C., sur le National Mall, le 26 juin, dans le cadre du I Love the 90’s Tour, a-t-il déclaré. Je suis là pour divertir et rassembler les gens, pas pour les diviser. Célébrons la vie et la musique, et faisons un voyage dans le temps. Je suis honoré de participer au Great American State Fair, qui célébrera les 250 ans de l’Amérique aux côtés de tant d’autres artistes accomplis. »

Vanilla Ice a lui aussi confirmé sa participation. Son manager, TQ Management, a déclaré à Rolling Stone : « Vanilla Ice est sous contrat et se produira au Great American Fair sur le National Mall le vendredi 26 juin. Il est fier de contribuer à célébrer le 250e anniversaire de l’Amérique ! Tout le monde est le bienvenu pour venir fêter l’anniversaire des États-Unis et notre Liberté ! »

Un représentant de Flo Rida n’a pas répondu dans l’immédiat à la demande de commentaire de Rolling Stone.

Par Althea Legaspi et Emily Zemler

Traduit par la rédaction.


Source:

www.rollingstone.fr

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