Deux journalistes libanaises blessées par une frappe israélienne
Une frappe aérienne israélienne a blessé deux journalistes libanaises près de la frontière entre le Liban et Israël, selon leur employeur, le journal Al-Akhbar. « Nos collègues Amal Khalil et Zeinab Faraj ont été blessées à la suite de la frappe israélienne qui ciblait la ville d’Al-Tiri », a déclaré le média.
Le ministère de la santé libanais a, de son côté, fait savoir que des frappes israéliennes sur cette ville du sud du Liban avaient fait deux morts, blessé la photographe indépendante Zeinab Faraj, et bloqué sur place Amal Khalil, correspondante expérimentée d’Al-Akhbar. Il a ajouté que la blessée avait été transportée à l’hôpital, et que des ambulanciers tentaient d’atteindre sa collègue. Un responsable de la Croix-Rouge libanaise avait auparavant déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) que « Zeinab Faraj avait pu être secourue », mais que son équipe avait dû se retirer « à cause de tirs de semonce » sans pouvoir atteindre Amal Khakil.
Des journalistes sur place ont rapporté qu’après plusieurs heures et des contacts avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), des ambulanciers, escortés par l’armée libanaise et accompagnés d’un bulldozer pour dégager les décombres, ont pu entrer dans la localité pour rechercher Amal Khalil.
Le président libanais, Joseph Aoun, a déclaré suivre « les circonstances entourant la détention » des deux journalistes, « résultant du bombardement de la localité par les forces israéliennes ». Il a appelé « à éviter de cibler les professionnels des médias lorsqu’ils exercent leurs fonctions journalistiques ».
L’armée israélienne a, de son côté, affirmé avoir « identifié deux véhicules dans le sud du Liban ayant quitté une structure militaire utilisée par le Hezbollah », et avoir frappé l’un d’eux « après avoir identifié des individus violant les arrangements de cessez-le-feu et représentant une menace imminente ». La « structure (…) a également été frappée », a-t-elle ajouté. Elle a affirmé ne pas empêcher « les équipes de secours d’accéder à la zone », après des « rapports faisant état de deux journalistes blessées ».
Source:
www.lemonde.fr


