Romane Dicko, échoue à remporter un sixième titre de championne d’Europe de judo, mais se console avec la médaille de bronze

Romane Dicko savait que si elle remportait un sixième sacre aux championnats d’Europe, elle inscrirait « un peu plus [s]on nom dans l’histoire du judo » français. Cette prouesse, aucun de ses compatriotes, pas même Teddy Riner ou Clarisse Agbegnenou, ne l’a réalisée jusque-là. Mais la combattante de 26 ans confiait aussi ressentir un peu plus que par le passé la peur de perdre dans une compétition où elle n’a jamais connu la défaite. « J’ai l’impression que je n’en ai pas le droit. J’essaie de travailler dessus… », expliquait-elle à quinze jours de l’échéance.

Battue dans le golden score par l’Estonienne Emma-Melis Aktas, dimanche 19 avril, en quarts de finale du tournoi continental, organisé à Tbilissi, en Géorgie, dans la catégorie des + 78 kg, Romane Dicko repart détrônée et sans record. Mais en repêchages, elle s’est imposée contre l’Israélienne Yuli Alma Mishiner, avant de dominer dans le combat pour le bronze la Croate Helena Vukovic par immobilisation.

Et c’est sa compatriote Léa Fontaine qui a eu l’occasion de se parer d’or. Mais l’Israélienne Raz Hershko, vice-championne olympique à Paris, s’est offert le sacre. La Réunionnaise, qui espérait décrocher un premier titre continental après sa deuxième place en 2021 et sa troisième en 2024, a dû se contenter de l’argent.

Changement chez les Bleues

La déception est d’autant plus forte pour Romane Dicko, qu’elle fait suite à deux autres désillusions : celles des Jeux de Paris 2024 en individuel et lors des Mondiaux de juin 2025 à Budapest, où annoncée comme grande favorite à l’or, Romane Dicko est à chaque fois repartie avec la médaille de bronze.

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Elle a aussi dû s’adapter au changement d’encadrement chez les Bleues. Et plus précisément le départ de son entraîneuse Séverine Vandenhende, en janvier 2025. Mais « ça va mieux, je me suis adaptée », disait-elle avant de partir pour Tbilissi. Et de poursuivre : « Le train allait avancer sans moi et je suis montée dedans. Je devais juste prendre du temps pour fermer ce beau chapitre qu’on a écrit avec Séverine. »

Si elle ne cache pas qu’elle aurait préféré continuer la collaboration avec son ancienne coach, la judoka reconnaît avoir trouvé en sa remplaçante, la Franco-Britannique Jane Bridge, quelqu’un de « très à l’écoute » auprès de laquelle « se sen[t] bien ».

L’envie « de faire de belles choses »

Romane Dicko a déjà les yeux rivés sur la suite. Notamment sur les Jeux 2028 à Los Angeles, en Californie, où elle espère bien se parer d’or. Malgré un palmarès déjà à rallonge – deux médailles de bronze olympique en individuel, deux titres olympiques par équipes, un titre et une médaille de bronze mondial – elle a encore envie « de faire de belles choses ». « Tant que je n’ai pas posé le kimono au sol, je suis motivée », résume-t-elle.

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D’autant qu’elle ne peut pas se reposer sur ses lauriers, poussée par une concurrence nationale impressionnante chez les + 78 kg. « On a la catégorie lourde la plus dense au monde avec Léa [Fontaine], Julia [Tolofua, vice-championne du monde 2023], Coralie [Haymé], Célia [Cancan] ou Léonie [Minkada-Caquineau] », développe-t-elle. Souvent sélectionnée en compagnie de l’une de ses coéquipières pour les grands rendez-vous – qui se transforme alors en adversaire –, Romane Dicko sait la nécessité de « montrer à chaque compétition qu’elle est la plus forte des Françaises ». Une fois n’est pas coutume, ce ne fut pas le cas ce dimanche. Le processus de qualification olympique démarre dans deux mois et « il n’y en aura qu’une [retenue] à la fin ». Une chose est sûre, la Francilienne fera tout pour être l’heureuse élue.

Kaïla Issoufi décroche la médaille de bronze en − 78 kg

Une toute première participation aux championnats d’Europe senior… et un premier podium pour Kaïla Issoufi. La judoka de 25 ans a remporté la médaille de bronze en − 78 kg, dimanche 19 avril à Tbilissi (Géorgie). Elle a battu l’Allemande Julie Hoelterhoff par deux yuko à un lors de la petite finale. « C’est la première fois que je combats sur compétition de ce niveau alors j’avais tellement envie de gagner et d’attaquer », a-t-elle réagi au micro de RMC Sport. Après deux victoires en début de journée, elle avait échoué en demi-finales contre la championne olympique en titre, l’Italienne Alice Bellandi. La délégation bleue conclut la compétition en Géorgie avec douze récompenses, dont deux titres.


Source:

www.lemonde.fr

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