
OpenAI a décidé d’interrompre son implication directe dans le projet de centre de données Stargate en Norvège, selon plusieurs sources industrielles. Cette décision s’inscrit dans une série de retraits similaires observés récemment aux États-Unis et au Royaume-Uni, où des contraintes réglementaires et des coûts énergétiques élevés ont freiné les ambitions du groupe.
Le site concerné, situé à Narvik, au nord du pays, devait constituer un pilier du projet « Stargate Norway ». L’entreprise y avait engagé des discussions préliminaires autour de ses besoins en infrastructures.
Microsoft et Nscale prennent le relais à Narvik
Dans le même temps, la startup britannique Nscale a annoncé avoir conclu un accord de location avec Microsoft pour l’exploitation d’un centre de données de 230 mégawatts actuellement en construction.
Cette infrastructure d’envergure doit accueillir plus de 30 000 GPU de nouvelle génération fournis par NVIDIA, notamment les modèles « Vera Rubin ». L’intérêt étant de répondre à la demande croissante en puissance de calcul pour les applications d’intelligence artificielle en Europe.
John Tinter, en charge du développement commercial chez Microsoft, a souligné que ce partenariat permettra « de répondre à la demande croissante d’IA sur le continent européen ».
Vers un modèle plus rentable pour OpenAI
Ce désengagement partiel est interprété par les analystes comme un tournant stratégique pour OpenAI. L’entreprise chercherait à réduire la pression liée aux investissements massifs dans les infrastructures, en privilégiant des solutions plus flexibles, notamment via le cloud.
Dans cette logique, le recours à Microsoft Azure apparaît comme une alternative plus économique. OpenAI a d’ailleurs précisé que le projet norvégien n’était pas totalement abandonné, mais en cours de réévaluation.
Cette réorientation s’inscrit également dans une perspective financière plus large. Dans la perspective d’une introduction en bourse, l’entreprise semble revoir à la baisse ses coûts informatiques à long terme, passant de 1 400 milliards de dollars à environ 600 milliards d’ici 2030.
Une recomposition du paysage européen de l’IA
Le transfert du projet vers Microsoft illustre une recomposition rapide du marché des infrastructures IA en Europe. À mesure que les coûts et les contraintes augmentent, les géants technologiques privilégient des modèles hybrides, combinant investissements ciblés et externalisation via le cloud.
Source:
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