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Ligue des champions : le PSG a-t-il trouvé le vaccin face aux désillusions européennes ?

Le club de la capitale a deux buts d’avance avant son déplacement à Anfield face à Liverpool, mardi, en quarts de finale retour.


Publié le 14/04/2026 06:00

Temps de lecture : 7min

Luis Enrique lors de PSG-Liverpool en quarts de finale aller de la Ligue des champions, le 8 avril 2026, au Parc des Princes. (MUSTAFA YALCIN / AFP)

Ils sont très bien partis pour figurer dans le dernier carré de la Ligue des champions pour la troisième année consécutive. Les Parisiens ont pris deux longueurs d’avance sur Liverpool avant leur match retour (2-0), mardi 14 avril, sur la pelouse d’Anfield. Dans l’histoire, 75% des clubs français ayant remporté un quart de finale aller de Coupe d’Europe par deux buts d’écart ont rejoint les demi-finales (6/8), mais les deux seules exceptions concernent le Paris Saint-Germain : en 2014 contre Chelsea (3-1 puis 0-2) et en 1983 face à Waterschei en C2 (2-0, 0-3). Ce qui fait écho à la réputation qui collait à la peau du club jusqu’à l’arrivée de Luis Enrique à l’été 2023 ; un tournant évident de l’histoire parisienne.

L’accumulation d’effondrements, de la remontada à Barcelone en 2017 (4-0, 1-6) au craquage de Madrid en 2022 (1-0 puis 1-3) en passant par la débâcle de Manchester en 2019 (2-0, 1-3), avait contribué à faire du PSG l’objet des moqueries de la planète foot. Le nouveau riche était presque devenu ce personnage de cartoon à la fois prétentieux, naïf et malchanceux, condamné à tomber dans le même piège éternellement. Fut un temps, pas si lointain, où la plupart des observateurs auraient misé sur une déconvenue, même après une victoire 2-0 au match aller face à un adversaire en perdition.

Le Paris Saint-Germain a exorcisé ses démons en infligeant à ses adversaires ce qu’il a lui-même subi. Il a ainsi renversé le Barça à Montjuic il y a deux ans (2-3, 4-1), Manchester City alors qu’il était mené 2-0 à l’heure de jeu (4-2) ou encore Liverpool l’an dernier (0-1 puis 1-0 et qualification aux tirs au but). La campagne 2025, celle qui lui a permis d’atteindre le Graal, a été marquée par la résilience parisienne et la force d’une équipe capable d’endurer des temps faibles, sans céder à la panique et à l’autoflagellation.

En plus de briser cette barrière mentale, le PSG a pu s’appuyer sur les préceptes de Luis Enrique dont l’influence est centrale dans sa transformation. Il a tiré profit de l’exaspération liée à l’éternel échec du projet galactique, et des départs de Lionel Messi, Neymar (puis Kylian Mbappé à la fin de sa première saison), pour prioriser la création d’une identité et d’une force collective. Dans sa tactique et son discours, le technicien espagnol agit pour maximiser le potentiel de son équipe et minimiser ses failles.

“Notre objectif est de conserver la possession du ballon. C’est notre point de départ. A partir de là, nous voyons comment le match évolue”, appuyait Luis Enrique en octobre dernier. Cette saison, le PSG n’a jamais affiché moins de 53% de possession (son plus faible total, contre le Barça) et sa moyenne est de 67%. Réduire le temps d’expression de l’adversaire réduit mathématiquement ses chances de faire trembler les filets. Le reste du temps, Enrique demande à ses joueurs de réciter la même partition et de garder foi en elle. “Ce sera un match compliqué mais notre mentalité est toujours la même : aller dans n’importe quel stade et contre n’importe quelle équipe pour gagner le match et chercher à se qualifier”, a prévenu l’Espagnol après le succès la semaine passée au Parc des Princes.

“Quand tout le monde est négatif, il faut être positif pour combattre cette ambiance. Mais quand tout le monde est positif, tu dois rappeler à ton équipe et tes joueurs qu’à la 35e minute du match à Leverkusen, le score était de 1-1 à 10 contre 10 (7-2 score final). »

Luis Enrique, l’entraîneur du PSG

en conférence de presse le 24 octobre

Ce qui sonne comme un lieu commun, voire comme une forme de radotage, est savamment pesé. Dans sa communication, Luis Enrique passe son temps à contrebalancer la tendance médiatique. Il exprime sa fermeté après chaque soirée propice à l’euphorie et affiche un optimisme démesuré quand son équipe passe à côté de son sujet. « Trouver cet équilibre, c’est le boulot de l’entraîneur, être à contre-courant », assumait-il fin octobre. En prévenant tout départ de feu, il instaure une forme de normalité autour d’un club pourtant habitué à être battu par les flots de la polémique.

Mais, face à Liverpool, son équipe est face à un nouveau défi. A force de dissiper les tempêtes, le PSG enchaîne un deuxième match retour d’affilée avec un ciel dégagé au-dessus de sa tête. Ce groupe qui s’est forgé dans l’apprentissage de la souffrance et qui a appris à composer malgré les blessures doit finir le travail sans céder au relâchement. Avoir bénéficié d’une semaine entière de préparation après avoir pris deux buts d’avance sur une équipe qui a perdu le fil de sa saison et dont le coach a reconnu la supériorité parisienne au match aller, le tout dans un stade qu’il a déjà climatisé l’an dernier, est un contexte idéal. Peut-être trop idéal ?

Interrogé sur le fait de se retrouver dans la peau du chasseur et plus dans celle du chassé, Luis Enrique a eu du mal à trancher en conférence de presse de veille de match. « Pour moi, c’est un match piège. Tout le monde dit qu’on a été très supérieurs. Peut-être que c’est vrai mais le football et les matchs changent très vite. Tu peux marquer ou encaisser deux buts en cinq minutes. Il faut être attentif et prêt. Il faut chercher à gagner le match comme on le fait toujours. Il ne faudra pas chercher à défendre. Ce qui m’aide à préparer le match, c’est que je sais qu’on aura des moments difficiles », a bien insisté l’Asturien qui pronostique un match « très serré ».

Pour ce sommet de football, le PSG a récupéré une arme offensive sur laquelle il n’avait pas pu compter au match aller : Bradley Barcola. L’international français, qui venait de mettre fin à sa longue disette en C1, est remis de sa blessure à la cheville droite subie à Stamford Bridge. En face, les Reds sont condamnés à l’exploit et devront faire sans leur gardien n°1 Alisson. Après leur approche extrêmement défensive au match aller, ils ont promis par la voix de leur coach Arne Slot de « prendre des risques, faire du pressing et conserver le ballon » pour « marquer le premier but ». A Paris d’éteindre la ferveur d’Anfield d’entrée de jeu.


Source:

www.franceinfo.fr

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