Le garde des Sceaux a défendu son projet de loi devant les sénateurs.
Publié le 13/04/2026 23:38
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Le bras de fer continue entre les avocats et Gérald Darmanin. Le garde des Sceaux a regretté lundi 13 avril les positions des opposants à son projet de loi examiné au Sénat, défendant une réforme nécessaire selon lui face à « l’effondrement de la justice criminelle », après une journée de mobilisation des avocats. « Nous entendons des critiques et parfois des caricatures, et j’espère que le débat permettra d’y répondre », a lancé le ministre de la Justice, espérant aboutir à « un texte de consensus », en ouverture des débats dans l’hémicycle du Sénat. Les sénateurs se penchent jusqu’à mardi sur le projet de loi sur la justice criminelle, très critiqué par les avocats qui s’opposent à la mesure emblématique du texte : l’instauration d’une nouvelle procédure de « plaider-coupable » en matière criminelle.
Des milliers d’avocats se sont rassemblés dans la journée dans plusieurs villes de France pour une opération « justice morte » contre la réforme, craignant qu’elle n’ouvre la voie à une « justice expéditive » au détriment des droits de la défense et des victimes. La procédure de plaider-coupable, qui nécessitera l’accord de toutes les parties, aspire à réduire le volume de dossiers criminels, en constante augmentation. La peine ne pourrait excéder les deux tiers du maximum encouru et ferait l’objet d’une négociation. L’audience serait alors réduite à une demi-journée, sans témoins ni experts.
« Face à un tsunami,..) peut-être à l’effondrement de notre justice criminelle », ce projet « entend non pas accélérer ou rendre expéditive la justice, mais la rendre à peu près humaine », a défendu Gérald Darmanin. »Le changement, c’est toujours difficile », a-t-il encore taclé, rappelant que « rien dans ce procès ne sera au rabais », qu' »aucune audience n’est cachée au public » et que « rien ne sera bâclé » dans le futur dispositif. « Des années d’attente évitées, ce ne sont pas des chiffres comptables, mais des vies rendues aux victimes qui peuvent se reconstruire », a ajouté le garde des Sceaux, saluant « une avancée dont nous aurions tort de nous priver ».
Source:
www.franceinfo.fr


