« Tout ça, c’est terminé ! » Après avoir signé un arrêt antimendicité et retiré lui-même le drapeau européen du fronton de la mairie de Carcassonne, Christophe Barthès (Rassemblement national, RN), élu le 22 mars, ne veut plus dépenser d’argent dans les pages de la presse locale. Plus particulièrement dans celles du Groupe La Dépêche du Midi, détenu par Jean-Michel Baylet (ancien président du Parti radical de gauche), et ses trois titres, L’Indépendant, Midi libre et La Dépêche du Midi. « La presse doit être libre et indépendante », et elle doit se financer seule, « et non par l’argent de nos impôts », a affirmé, lors du conseil municipal du 9 avril, l’ancien député de l’Aude, vigneron de son métier.
Selon lui, cette décision représente « une économie de 75 560 euros par an d’argent public ». Elles concernent des pages de publicité, la publication des annonces légales, des partenariats culturels, mais aussi des places de stationnements gratuites réservées aux différents journalistes. De plus, ces mêmes journalistes ne seront plus accrédités pour les nombreux festivals qui se tiennent dans la Cité, classée à l’Unesco. Une vraie rupture dans les habituelles relations entre municipalités et presse quotidienne régionale.
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Source:
www.lemonde.fr


