« J’ai oublié. » L’air ingénu, Renaud Muselier explique à sa façon pourquoi il n’a pas lu devant le conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), vendredi 10 avril, l’intervention préparée pour officialiser sa future candidature aux élections sénatoriales. La session plénière se termine à Marseille, et le président Renaissance quitte un hémicycle où le budget 2026 de sa collectivité – 3,2 milliards d’euros – a été voté dans un climat courtois.
Son départ potentiel n’a été évoqué que par un sous-entendu du député Rassemblement national Franck Allisio, le qualifiant au détour d’une intervention de « jeune futur sénateur ». « Incroyable » s’étonne une conseillère régionale de la majorité, qui demande l’anonymat.Si Renaud Muselier n’a pas soufflé sur les braises, l’incendie politique qu’il a déclenché quelques jours plus tôt couve partout. L’élu marseillais, 66 ans, a annoncé mercredi 8 avril – par une lettre aux adhérents de son microparti, Nos territoires d’abord, puis par des interviews dans la presse – qu’il entend être candidat au vote de septembre 2026 renouvelant les huit sénateurs des Bouches-du-Rhône.
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Source:
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