Aucun des adversaires du Français n’a réussi à lui faire perdre du terrain sur la cinquième étape, vendredi, arrivée à Eibar.
Publié le 10/04/2026 17:50
Mis à jour le 10/04/2026 18:07
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Il ne laisse rien passer. Paul Seixas a encore parfaitement géré sa course sur le Tour du Pays basque, vendredi 10 avril. Le Français de 19 ans a remporté la cinquième étape à Eibar en battant au sprint son plus proche concurrent au classement général, l’Allemand Florian Lipowitz (Red Bull-Bora-Hansgrohe). Le troisième du dernier Tour de France a été le seul à pouvoir rester dans sa roue sur une nouvelle étape typique de la région, avec une succession de montées raides et des descentes techniques.
Comme la veille, Paul Seixas a parfaitement contrôlé l’échappée et réagi à la première attaque de Florian Lipowitz dans le Krabelin à 70 km de l’arrivée. Il en a profité pour relayer l’Allemand et éliminer une partie des favoris à la course à la victoire d’étape. Cinquième du classement général au départ de l’étape, Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) en a fait les frais. Un groupe s’est ensuite reconstitué après la descente, composé de rescapés de l’échappée et d’une partie des leaders. Nicolas Prodhomme a alors accompli son travail d’équipier pour mener ce collectif jusqu’au pied de l’avant-dernière ascension, celle d’Izua (3,5 km à 9,9%), où Seixas s’est isolé avec Lipowitz.
Les deux hommes ont collaboré jusqu’à l’arrivée. Paul Seixas a résisté à l’attaque violente de l’Allemand dans le dernier kilomètre pour le régler ensuite au sprint avec une grande maîtrise. De quoi signer un troisième succès d’étape en cinq jours de course. Surtout, il s’est imposé avec plus d’une minute d’avance sur le reste de la concurrence dont un autre Français, Kévin Vauquelin (Ineos Grenadiers).
« C’était une étape difficile. Je voulais la remporter ce matin. On a fait un super travail pour contrôler. Des équipes ont attaqué mais on était toujours là. J’étais un peu moins bien dans la dernière montée. J’ai vu que je ne pouvais pas y aller à fond. C’était peut-être à cause de la difficulté de la journée et de l’enchaînement des jours de course. J’ai senti que les jambes sont revenues dans la descente. Avec Florian Lipowitz, on a bien collaboré. Il était très fort. C’était un grand test », a apprécié le Français sur Eurosport.
Paul Seixas compte 2’32 » d’avance sur Florian Lipowitz avant la dernière étape – également difficile avec plus de 3 000 mètres de dénivelé positif – et est bien parti pour devenir le premier coureur français vainqueur d’une course à étapes World Tour depuis 2007, et le sacre de Christophe Moreau sur le Critérium du Dauphiné. Il peut aussi devenir le plus jeune vainqueur de l’histoire d’une des sept courses à étapes majeures d’une semaine. « Rien n’est fait pour le moment. Il reste 130 km sous la pluie. Il faudra être attentif dans les descentes. J’avais peut-être les jambes pour gagner aujourd’hui, mais demain est une autre journée. Il n’y a jamais 0% de risques sur un vélo », a tempéré l’intéressé.
Source:
www.franceinfo.fr


