Chancal est morte. Cette éléphante avait été peinte en rose fluo à l’occasion d’un shooting baptisé « Pink City », réalisé à Hathi Gaon, au nord de l’Inde, près de Jaipur. Quatre mois après la séance photo, en mars, l’éléphante est morte, ce qui a déclenché une vague d’indignation.
Selon le comité de développement d’Hathi Gaon, des vétérinaires attribuent le décès de l’animal à une insuffisance cardio-respiratoire.
Avant même la mort de Chancal, le shooting avait été très critiqué sur les réseaux sociaux, dès la publication, en décembre, des premières images sur le compte Instagram de la photographe, Julia Buruleva, une Russe installée à Barcelone.
Plusieurs internautes ont estimé qu’elle aurait pu utiliser un logiciel de retouche photo, ou l’intelligence artificielle, plutôt que de peindre l’animal. D’autres ont évoqué la fragilité de la peau des éléphants.
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La photographe se défend de toute maltraitance
Devant l’ampleur des critiques, Julia Buruleva s’est défendue dans un communiqué publié ce dimanche sur Instagram, en affirmant avoir respecté les pratiques locales. Selon elle, la peinture utilisée lors du shooting est la même que celle des célébrations. Elle serait « non toxique » et l’éléphant était habitué : « C’était bref (…) Tout a été supervisé par des locaux ».
« Les plaintes concernant la maltraitance animale et sa mort (due au shooting ; NDLR) sont fausses », a-t-elle dénoncé. La photographe a cité plusieurs médias indiens qui affirment que l’éléphant est mort de vieillesse. Elle a également prévenu qu’une action en justice se préparait « contre les médias et les créateurs de contenu qui diffusent de fausses informations ».
« C’est une tristesse d’apprendre sa mort. C’était un honneur d’admirer sa grâce et sa beauté. RIP Chancal », a-t-elle conclu.
PETA India appelle la photographe à retirer les images de son compte Instagram et de son site, ou à en reverser les bénéfices à des actions de protection des éléphants.
Source:
www.leparisien.fr


