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Les rumeurs sur le départ de Lagarde déclenchent une course à la succession à la BCE

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Les spéculations selon lesquelles Christine Lagarde pourrait quitter la Banque centrale européenne avant la fin de son mandat ont déclenché une nouvelle série de négociations politiques à Bruxelles, les capitales de la zone euro positionnant leurs candidats et tentant d’éviter une lutte acharnée pour l’un des postes économiques les plus influents d’Europe.

Une rumeur bruxelloise aux conséquences pour la zone euro

Jeudi 19 février 2026, une vague d’articles dans les médias européens a laissé entendre que Lagarde pourrait ne pas aller au bout de son mandat à la BCE, qui court jusqu’en octobre 2027. Le Financial Times a décrit une dynamique de « marchandage » qui s’intensifie rapidement entre les gouvernements et les décideurs au niveau de l’UE, tandis que Le Monde a rapporté que la BCE avait déclaré que Lagarde restait concentrée sur son travail et n’avait pris aucune décision concernant un départ anticipé.

La simple possibilité d’un départ anticipé est importante, car la présidence de la BCE n’est pas seulement un rôle de politique monétaire, elle est aussi un symbole de la crédibilité de l’euro. Une succession contestée pourrait ajouter du bruit politique à un moment où les gouvernements de la zone euro jonglent entre les pressions budgétaires, les débats sur la compétitivité industrielle et la reprise des dépenses de sécurité.

Qui nomme le président de la BCE — et pourquoi Bruxelles s’en soucie

Formellement, le choix appartient au Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée renforcée, après recommandation du Conseil et consultation du Parlement européen et du Conseil des gouverneurs de la BCE. Les institutions de l’UE elles-mêmes exposent cette procédure dans leur note explicative sur les nominations et les nominations, telle que définie à l’article 283 du TFUE.

Dans la pratique, Bruxelles devient le théâtre où les capitales nationales testent leur soutien, négocient leurs priorités dans différents dossiers et recherchent un candidat capable de gagner la confiance des gouvernements et des marchés. Cet exercice d’équilibre est rendu plus difficile par la question omniprésente de l’« équité » géographique et politique au sein de l’UE : quels pays occupent déjà les postes les plus élevés et lesquels se sentent sous-représentés ?

Candidats, capitales et premières manœuvres

Plusieurs noms circulent déjà. Les articles mentionnent des personnalités telles que l’ancien gouverneur de la banque centrale espagnole Pablo Hernández de Cos et le Néerlandais Klaas Knot, ainsi que des candidats allemands cités dans le même article. La pression exercée par l’Espagne, en particulier, a été qualifiée par le Financial Times de manœuvre précoce inhabituellement explicite dans une compétition qui se déroule souvent dans le cadre d’une diplomatie discrète.

Pour les responsables basés à Bruxelles, la question clé n’est pas tant de savoir qui « remportera » le poste, mais plutôt comment le processus sera géré : s’il sera ordonné, s’il protégera l’indépendance de la BCE et s’il évitera de déboucher sur des négociations institutionnelles plus larges qui pourraient donner l’impression d’une politisation de la banque centrale.

Que va-t-il se passer ensuite ?

À ce stade, il n’y a pas de poste vacant officiel. Mais la tension politique est montée d’un cran, car la planification de la succession dans l’UE commence rarement au moment où un poste devient vacant. Si les spéculations se poursuivent, les gouvernements de la zone euro pourraient intensifier leurs contacts en coulisses, tandis que le Parlement européen, dont le rôle est consultatif, pourrait encore influencer le ton du débat public par le biais d’auditions et de résolutions.

À Bruxelles, cet épisode rappelle également que la stabilité institutionnelle ne dépend pas uniquement des règles juridiques : elle dépend également de la retenue, d’une communication claire et d’une continuité crédible. Pour une ville qui gère déjà des débats politiques et de gouvernance régionaux à enjeux élevés, la perspective d’une transition à la BCE ajoute une couche supplémentaire à un calendrier européen déjà chargé. (Connexe : La région de Bruxelles forme un nouveau gouvernement après une longue impasse.)

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