Un livre inédit de 210 kilos a disparu dans la nuit de dimanche 4 octobre au sein d’un centre d’art contemporain d’Issoire, dans le Puy-de-Dôme. L’ouvrage, connu sous le nom de «Livre de l’Apocalypse», se distingue par une couverture en bronze portée d’une signature attribuée à Salvador Dalí. La nature exceptionnelle de l’objet — poids, matériaux et participation d’auteurs reconnus — rend la disparition particulièrement remarquée par le milieu culturel local.
Ce volume collectif avait été réalisé avec la contribution de quatorze artistes et écrivains. Parmi eux figurent des noms marquants du XXe siècle, notamment Jean Cocteau et Bernard Buffet, qui participent à la valeur historique et patrimoniale de l’ouvrage. Sa singularité tient autant à sa composition matérielle qu’à la dimension collaborative de sa genèse, ce qui en fait une pièce difficilement remplaçable pour les collections publiques et privées.
La Gendarmerie nationale a ouvert une enquête afin d’établir les circonstances du vol et de tenter de retrouver l’objet. Les autorités cherchent à reconstituer les faits et à identifier les voies d’accès exploitées, tout en évaluant les éléments susceptibles de conduire au repérage de l’ouvrage sur le marché de l’art ou via des circuits de revente clandestins. Les investigations visent également à déterminer si d’autres éléments liés à l’exposition ont été affectés.
Au-delà de la disparition d’un objet singulier, ce vol pose la question de la protection des œuvres d’envergure dans des structures hors des grands musées métropolitains. La perte d’un exemplaire réunissant des signatures et des matériaux rares représente un dommage pour le patrimoine et relance le débat sur les dispositifs de sécurité adaptés aux centres de taille moyenne. La communauté artistique et les responsables culturels locaux suivent l’enquête pour connaître l’issue et les éventuelles conséquences en matière de conservation et de prévention.


