Éric Coquerel a pris position mardi soir sur LCI en faveur de Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis, actuellement visé par une enquête du Parquet national financier. Député de La France Insoumise et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, il a contesté la portée de la polémique en évoquant la pratique du cumul d’un mandat local et d’un emploi salarié.
L’enquête ouverte par le Parquet national financier porte sur les conditions entourant l’emploi de Bally Bagayoko à la RATP. Les procureurs cherchent à préciser les modalités de cette relation de travail et à établir si des irrégularités caractérisent la situation. Le dossier a attiré l’attention nationale en raison du profil politique du protagoniste et de l’institution impliquée.
Sur LCI, Éric Coquerel a soutenu que le phénomène de cumul entre fonctions municipales et positions salariées est répandu, imputant cette réalité à des niveaux d’indemnités jugés insuffisants par certains élus. Cette explication, avancée par un responsable politique de premier plan, relance le débat public sur la compatibilité des engagements institutionnels et des revenus associés aux mandats. Le sujet touche directement les questions de transparence et de confiance dans la vie publique.
La RATP, opérateur historique des transports parisiens, figure ici comme l’employeur concerné par l’enquête. Le rôle du Parquet national financier dans ce type d’affaires financières et administratives souligne la dimension judiciaire du dossier. À ce stade, aucune décision judiciaire définitive n’a été rendue et les investigations sont en cours sous le contrôle des magistrats compétents.
Au-delà de l’aspect judiciaire, le traitement de cette affaire pourrait avoir des répercussions politiques locales et nationales, alimentant les demandes d’éclaircissements sur les pratiques de cumul et sur le niveau des indemnités des élus. Les suites dépendront des éléments que réunira l’enquête et des arbitrages que décideront ensuite les autorités compétentes, dans un climat où les questions de probité restent au cœur des préoccupations publiques.


