Le ministère de la Santé avait recensé 250 lésions des yeux lors de l’éclipse solaire du 11 août 1999, selon des données rendues publiques et compilées ultérieurement par Santé publique France. Parmi ces cas, l’agence sanitaire indique que sept personnes présentent une malvoyance touchant les deux yeux, état évalué à l’issue de bilans ophtalmologiques réalisés dans les suites de l’événement.
Les lésions attribuées à l’observation directe du Soleil sans protection sont généralement classées comme rétinopathies solaires, résultant d’un dommage photochemique de la rétine. Ces atteintes peuvent se manifester par une baisse d’acuité visuelle, une scotome central ou des métamorphopsies. Le spectre clinique va de perturbations transitoires à des séquelles persistantes, en fonction de l’intensité et de la durée de l’exposition.
Le recensement mentionné par Santé publique France et enregistré initialement par le Ministère de la Santé repose sur des notifications médicales et des suivis ophtalmologiques. Les sept cas de malvoyance bilatérale constituent une part limitée du total mais soulignent la possibilité de dommages durables. Les publications médicales antérieures indiquent que si certaines lésions rétiniennes liées à une exposition solaire peuvent s’améliorer avec le temps, d’autres restent stables et entraînent une perte fonctionnelle permanente nécessitant une prise en charge adaptée.
Cette synthèse réaffirme l’importance des actions de prévention avant et pendant les phénomènes solaires : information du public, distribution de filtres conformes et recommandation d’une consultation ophtalmologique en cas de symptômes visuels après exposition. Les autorités sanitaires, les ophtalmologistes et les organismes de protection visuelle sont appelés à coordonner la surveillance et la sensibilisation pour réduire le risque de telles lésions lors de futurs événements astronomiques.


