Gabriel Attal a déclaré en campagne vouloir « lancer la plus grande chasse au gâchis (…) jamais menée » si Gabriel Attal était élu président en 2027. Le candidat a présenté son engagement comme une priorité nationale, se donnant pour objectif de réduire les pertes et d’améliorer la gestion de la ressource en eau sur l’ensemble du territoire. Sa déclaration précise la volonté d’engager des moyens considérables sans détailler encore l’architecture financière du dispositif.
Le plan annoncé vise notamment la rénovation des réseaux de distribution, le renforcement des systèmes de surveillance et la promotion de pratiques d’économie d’eau dans l’agriculture et les collectivités. Le projet met l’accent sur la lutte contre les fuites et le gaspillage, la modernisation des stations d’épuration et l’accompagnement financier des investissements locaux. Le candidat a aussi évoqué des mécanismes incitatifs de tarification et un rôle accru pour les autorités locales dans la mise en oeuvre des mesures.
Le contexte hydrique en France a été marqué ces dernières années par des épisodes répétés de sécheresse, des restrictions d’usage et des tensions entre usages agricoles, urbains et environnementaux. La gestion de l’eau y est largement décentralisée : les compétences relèvent des communes et intercommunalités, appuyées par les agences de l’eau et le Ministère de la Transition écologique. Les discussions actuelles portent sur l’adaptation des infrastructures au changement climatique, la sécurisation des ressources et l’amélioration de la gouvernance territoriale, en cohérence avec les directives européennes sur l’eau.
Sur le plan politique, cette promesse intervient à l’ouverture de la campagne présidentielle et devrait alimenter le débat sur les priorités d’investissement et la répartition des responsabilités entre l’Etat et les collectivités locales. Les acteurs locaux, les syndicats des eaux, les organisations agricoles et les associations environnementales attendent des précisions sur le calendrier, le montant des financements et les modalités de gouvernance. Les annonces laissent pour l’heure ouverte la question des coûts et des modalités de mise en oeuvre; les détails techniques et financiers seront déterminants pour juger de la faisabilité du projet.


