Gianni Infantino a annoncé samedi le retrait du projet d’ouverture de l’association aux investisseurs privés, a indiqué la présidence de la FIFA. L’initiative, présentée ces derniers mois comme une réforme structurelle susceptible d’attirer des capitaux externes, a été abandonnée face à la menace d’un boycott émanant de la UEFA et à l’opposition affichée par les confédérations asiatique et américaine, selon le communiqué officiel rendu public.
Le projet visait à permettre des investissements privés dans certains volets de la gouvernance et du financement de la fédération internationale. Dès son annonce, il a suscité des interrogations sur les modalités précises de transfert de droits et sur les garanties qui seraient apportées pour préserver l’indépendance des compétitions et l’équilibre entre associations nationales. Plusieurs instances et acteurs du football ont exprimé des réserves formelles sur l’impact que des apports externes pourraient avoir sur la gestion des compétitions internationales.
La décision de retrait intervient après des pressions publiques et des signaux de désaccord venus de différentes confédérations. La menace d’un boycott de la part de la UEFA a été présentée comme un élément déterminant dans le choix de suspendre le projet. Le président de la FIFA, en poste depuis 2016, a finalement privilégié la désescalade afin d’éviter une fracture entre fédérations régionales et nationales.
À moyen terme, ce retrait marque une pause dans cette tentative de réorientation financière, mais il ne balaie pas l’ensemble des débats sur la réforme de la gouvernance du football mondial. Toute modification substantielle des statuts ou des structures de la FIFA reste soumise à l’approbation du Congrès de la fédération. Aucune date n’a été précisée pour la présentation d’alternatives et les prochaines étapes seront probablement l’objet de consultations internes entre la fédération et les confédérations concernées.

