L’année commence bien pour Louis Hachette Group, qui affiche un chiffre d’affaires en légère hausse (2 % en variation comparable), à 4,545 milliards € (contre 4,495 en 2025). Toutes les entités du groupe (Lagardère Publishing, Lagardère Travel Retail, Lagardère Live) présentent des chiffres en croissance, à l’exception de Prisma Media, en fort recul (- 24,9 %).
Le résultat net ajusté, lui, ne change pas d’une année à l’autre : il s’établit à 52 millions €, tandis que l’endettement net au 30 juin est en repli, passant de 1,9 milliard € au premier semestre 2025 à 1,7 milliard € en 2026.
Le groupe souligne, dans la présentation de ses résultats, la dégradation de la situation géopolitique au Moyen-Orient, « avec pour effets principaux le blocage du détroit d’Ormuz, une hausse des prix du pétrole et des perturbations touchant les flux logistiques et touristiques et notamment le transport aérien ». « Le premier semestre 2026 a surtout été affecté de manière indirecte, par les effets du conflit pesant sur la consommation mondiale », relève la direction de Louis Hachette Group, indiquant rester vigilante sur le sujet.
Un repli de l’édition en France et au Royaume-Uni
Pour l’activité éditoriale du groupe, incarnée par Lagardère Publishing, la croissance est donc au rendez-vous avec un chiffre d’affaires de 1,343 milliard € (+1,3 % en données comparables). Une comparaison défavorable s’établit toutefois par rapport au premier semestre de l’année dernière (-0,4 %), en raison des effets de change et de la dépréciation du dollar américain et de la livre sterling.
En France, le repli général constaté par le secteur de l’édition n’épargne pas le premier groupe du marché, dont le chiffre d’affaires recule de 1,6 %. « Cette évolution s’explique par une baisse du segment Illustré qui avait bénéficié du succès au premier semestre 2025 de Lakestone 2 de Sarah Rivens et du phénomène Stitch », indique Louis Hachette Group, qui relève aussi une baisse des ventes du secteur Tourisme.
La littérature, en grand format comme en poche, reste toutefois une valeur sûre pour le groupe, qui souligne les performances de Guillaume Musso (Le Crime du Paradis et Quelqu’un d’autre, en poche), Pierre Lemaitre (Les Belles Promesses), Valérie Perrin (Tata) et Philippe Collin (Le barman du Ritz). Audiolib, la filiale dédiée au livre audio, est aussi en forme.
Même tendance en berne au Royaume-Uni, avec un recul de 1,2 % du CA, cette fois. Le premier semestre de l’année précédente avait cependant marqué les esprits par la parution du troisième tome de la saga de Rebecca Yarros (Onyx Storm). Difficile de faire mieux, même avec les succès de Freida McFadden, Maggie O’Farrell, Alice Oseman ou Florence Knapp.
Des CA bien portants
D’autres territoires affichent des résultats plus positifs. Aux États-Unis, le chiffre d’affaires est ainsi en hausse de 1,3 %, stimulé par plusieurs nouveautés (Sable Sorensen, James Patterson et Viola Davis, Abby Jimenez) et le marché du livre audio.
En Espagne et en Amérique latine, le CA traverse le plafond avec une croissance de 13 %, qui s’explique par « le démarrage précoce de la campagne scolaire en Espagne » et le développement du format poche du côté de l’édition grand public.
Les fascicules se vendent bien en Italie, en Pologne et au Japon, suscitant une hausse de 6,5 % du CA de ce segment, tandis que celui des jeux de société gagne 9 % « notamment grâce à Catch Up Games qui bénéficie du succès continu de son jeu Flip 7 ».
Le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (EBITA) de Lagardère Publishing s’établit à 105 millions € au premier semestre 2026, contre 103 millions € pour la même période de l’année précédente.
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Au deuxième trimestre 2026, le chiffre d’affaires de Lagardère Publishing s’établit à 728 millions €, soit une progression de +0,1 % en données publiées et de +1,1 % en données comparables — l’écart entre données publiées et données comparables s’expliquant à nouveau par la dépréciation du dollar américain et de la livre sterling.
Des boutiques qui rapportent
L’activité de Lagardère Travel Retail, filiale qui abrite notamment les magasins Relay, est aussi dynamique. Au premier semestre 2026, son chiffre d’affaires s’établit ainsi à 2,978 milliards €, soit une progression de +3,1 % en données publiées et +3,3 % en données comparables.
Le chiffre d’affaires progresse sur tous les territoires, à l’exception de la France (-4 %), en raison, selon Louis Hachette Group, des « effets indirects du conflit au Moyen-Orient sur les aéroports parisiens, les travaux dans certains terminaux de l’aéroport de Roissy-CDG et la fermeture de certains points de vente en Travel Essentials et Restauration ».
Photographie : Le stand du groupe Hachette Livre/Lagardère Publishing lors de la Foire du Livre de Francfort 2025 (illustration, Dr. Thomas Liptak, CC BY SA 4.0)
Par Antoine OuryContact : ao@actualitte.com
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