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La Russie émet un avis de recherche international contre le patron de Telegram Pavel Dourov pour complicité de "terrorisme"

Le FSB accuse sa messagerie Telegram de ne pas avoir supprimé un robot de rencontres populaire utilisé, selon Moscou, par les services spéciaux ukrainiens pour recruter de jeunes Russes.


Publié le 29/07/2026 11:26



Mis à jour le 29/07/2026 11:28

Temps de lecture : 1min

Le fondateur et patron de Telegram Pavel Dourov à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, le 25 octobre 2025. (GIUSEPPE CACACE / AFP)

La Russie a annoncé, mercredi 29 juillet, avoir émis un avis de recherche international à l’encontre du fondateur et patron de Telegram Pavel Dourov, né en Russie et détenteur de passeports français et émirati. Le patron de la messagerie, qui se trouve en France, est visé en Russie par des accusations de « complicité de terrorisme ». Il est mis en cause « dans le cadre d’une enquête criminelle » sur l’entraînement de jeunes Russes par les services spéciaux ukrainiens pour des activités de sabotage, précisent les services russes de sécurité (FSB).

Après une interpellation spectaculaire à sa descente d’avion en août 2024, Pavel Dourov a été mis en examen en France pour une série d’infractions relevant de la criminalité organisée. La justice française lui reproche globalement de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels sur sa messagerie. L’entrepreneur, naturalisé français en 2021, est soumis à un contrôle judiciaire strict qui lui interdit de quitter le territoire sans autorisation des autorités.

Le FSB accuse sa messagerie Telegram de ne pas avoir supprimé un robot de rencontres populaire utilisé, selon Moscou, par les services spéciaux ukrainiens pour entraîner de jeunes Russes « dans des activités terroristes et de sabotage ». Selon le communiqué, 46 citoyens russes âgés de 12 à 22 ans et ayant utilisé Leo Match Bot, interdit en Russie, ont été arrêtés depuis juillet 2025 dans différentes régions russes. Ils sont poursuivis pour agression de membres des forces de l’ordre et actes de sabotage contre des infrastructures énergétiques et de transport.

Le FSB affirme qu’ils ont tous été contactés sur ce bot par des agents des services spéciaux ukrainiens se faisant passer pour des jeunes filles, afin de faire ensuite pression sur eux et les pousser à agresser des policiers et incendier des sites d’infrastructure. La Russie, qui mène une offensive à grande échelle en Ukraine depuis février 2022, a mis en place des restrictions numériques sans précédent depuis des mois. Elle restreint notamment l’accès à Telegram et à WhatsApp, toutes deux accusées d’être utilisées par les services ukrainiens contre la sécurité du pays.


Source:

www.franceinfo.fr

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