Selon une étude publiée par la Drees ce mardi 28 juillet, le déficit global des hôpitaux publics s’est légèrement amélioré en 2025, atteignant 2,1% de leurs recettes après 2,7% l’année précédente.
C’est mieux, mais cela reste encore élevé. Selon une étude de la Drees, publiée ce mardi 28 juillet, le déficit global des hôpitaux publics a légèrement diminué, atteignant 2,1% de leurs recettes en 2025, après 2,7% en 2024. Un niveau qui « correspond à un résultat net négatif de l’ordre de -2,3 milliards d’euros (après -2,9 milliards d’euros en 2024), soit le troisième niveau le plus élevé sur la série depuis 2005 », souligne l’organisme statistique rattaché aux ministères sociaux.
D’après les auteurs de l’étude, la réduction du déficit des hôpitaux publics est principalement attribuable au résultat d’exploitation qui s’établit à -1,9% des recettes, soit environ 2,1 milliards d’euros en 2025. L’année précédente, ce dernier atteignait -2,5 milliards d’euros, soit -2,3% des recettes. « En 2025, les charges d’exploitation continuent d’augmenter mais à un rythme moins soutenu qu’en 2024 tandis que les produits progressent à un rythme similaire », ajoutent les auteurs de l’étude. Quant au résultat financier des hôpitaux publics, celui-ci demeure structurellement négatif, « en raison du paiement des intérêts des emprunts ». Précisément, il s’établit à -0,8% des recettes, soit -900 millions d’euros, comme en 2024.
« Le résultat exceptionnel continue d’augmenter en 2025 et représente 0,6% des recettes, soit 0,6 milliard d’euros. Il est à son plus haut niveau depuis 2005 », souligne la Drees.
Ralentissement des dépenses dans le secteur public hospitalier
Mais la réduction du déficit observée par les auteurs de l’étude s’explique également par le ralentissement des dépenses réalisées dans le secteur hospitalier public, dans un contexte de recettes toujours dynamiques (+3,6%). Après plusieurs années de fortes hausses liées à la crise sanitaire du Covid-19, elles n’ont progressé « que » de 2,9% en 2025 contre +3,9% en 2024 et +6,6% en 2023. À titre de comparaison, les dépenses des hôpitaux publics évoluaient en moyenne à +2,6% par an avant la pandémie, entre 2005 et 2019.
« Les dépenses du budget global sont de l’ordre de 113,2 milliards d’euros (après 110,0 milliards d’euros en 2024) », souligne la Drees.
S’agissant du budget principal, les auteurs de l’étude précisent aussi que « les charges de personnel ralentissent : +3%, soit 1,9 milliard d’euros, après +4,1% en 2024, soit +2,5 milliards d’euros ». Ce ralentissement est notamment lié, en partie, à l’absence de mesures générales de revalorisation salariale – le point d’indice de la fonction publique ayant été totalement gelé en 2025, dans la continuité des mesures budgétaires décidées les années précédentes. La dernière revalorisation du point d’indice remonte en effet au 1er juillet 2023.
La dette continue de diminuer
Le déficit recule, et la dette diminue également, bien qu’elle demeure élevée. En 2025, elle s’établissait à 27,1% des recettes, soit environ 30 milliards d’euros. Soit une légère baisse après avoir atteint 27,9% des recettes des hôpitaux publics en 2024.
« Malgré cette baisse, le ratio d’indépendance financière des hôpitaux publics, qui rapporte l’encours de la dette aux capitaux permanents se dégrade et affiche une hausse », commente la Drees : 46,8% en 2025 après 45,7% en 2024 et 45% en 2023. « En effet, les capitaux permanents continuent de diminuer (-1,7% en 2025, après -2,0% en 2024, +0,3 % en 2023, +0,2 % en 2022 et +13,8 % en 2021) », précisent les auteurs de l’étude.
Source:
www.bfmtv.com


