Les incendies continuent de ravager la Gironde, mardi, et les premières estimations révèlent un choc économique majeur. Entreprises, salariés et professionnels du tourisme sont déjà durement touchés.
Publié le 28/07/2026 09:07
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Mardi 28 juillet, alors que les pompiers poursuivent leur combat contre les incendies et que la protection des populations reste la priorité, le constat est déjà très lourd. Au-delà des pertes humaines, avec quatre pompiers décédés depuis le début des incendies, c’est toute l’économie girondine qui est touchée. Entre les forêts à reconstruire, les exploitations agricoles et les sites de production à rebâtir et relancer, les conséquences s’annoncent considérables. Sans parler des nombreuses entreprises dont l’activité est stoppée et dont personne ne sait encore quand elles pourront rouvrir.
Les premières estimations donnent une idée de l’ampleur du choc. Au moins 40 000 entreprises sont déjà directement touchées en Gironde, selon Patrick Seguin, président de la Chambre de commerce départementale, invité sur franceinfo lundi 27 juillet. Parmi elles, entre 14 000 et 15 000 sont totalement à l’arrêt. Il s’agit notamment d’ateliers d’artisans qu’il faut reloger, mais aussi de plus grandes entreprises évacuées et contraintes de suspendre leur production. Ces interruptions devraient entraîner d’importantes pertes de chiffre d’affaires et de bénéfices, avec des répercussions sur les investissements futurs.
Les conséquences sont déjà visibles dans le secteur touristique. Lionel Pujade, gérant d’un camping situé au sud du bassin d’Arcachon et président du Syndicat de l’hôtellerie de plein air de la Gironde, expliquait, mardi 28 juillet, sur franceinfo avoir déjà enregistré 80 annulations de séjour. Cela représente une perte de 70 000 euros sur la saison, soit environ 6 000 euros par jour. L’ampleur du désastre est telle qu’il est encore difficile d’en mesurer toutes les conséquences.
Du côté des salariés, les premiers calculs évoquent près de 100 000 employés directement concernés par des mesures de chômage partiel. Dans ce dispositif, les salariés perçoivent 70% de leur salaire net, une rémunération en partie compensée par l’État.
Deux secteurs apparaissent particulièrement fragilisés : le tourisme et l’hôtellerie-restauration. À l’heure des évacuations massives et des annulations de réservation, les professionnels espèrent sauver le reste de la saison dans ce vaste département où, rappellent-ils, la forêt ne brûle pas partout. Ils ont très mal accueilli les propos de la préfète de Gironde, Sophie Brocas, invitant les touristes « à ne pas rejoindre la Gironde et envisager une autre destination ». Une déclaration qui nourrit la crainte de voir le département durablement évité par les visiteurs. Certains professionnels savent déjà que, faute de chiffre d’affaires, ils devront mettre la clé sous la porte.
Source:
www.franceinfo.fr

