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Troisième nuit consécutive sans frappe au Moyen-Orient, les Etats-Unis disent laisser "de la place" aux négociations

Aucun bombardement américain n’a été signalé en Iran depuis vendredi soir, marquant une pause dans les hostilités après deux semaines de frappes sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril.


Publié le 27/07/2026 11:43



Mis à jour le 27/07/2026 12:20

Temps de lecture : 2min

Des soldats américains sur un porte-avion situé dans un endroit tenu secret, le 25 juillet 2026. (US CENTRAL COMMAND (CENTCOM) / AFP)

Le Moyen-Orient sort d’une troisième nuit consécutive sans frappe, lundi 27 juillet, après que l’ambassadeur américain à l’ONU a assuré que Donald Trump voulait laisser une chance à la diplomatie, faisant chuter les prix du pétrole. « Ce que fait le président en ce moment, (…) c’est laisser de la place aux négociations. Les négociations se poursuivent », a assuré Mike Waltz dimanche. Il a cependant souligné que Donald Trump n’avait pas renoncé à la nouvelle escalade dont il a menacé la République islamique : il « garde toutes les options sur la table ».

Aucun bombardement américain n’a été signalé en Iran depuis vendredi soir, marquant une pause dans les hostilités après deux semaines de frappes sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril. De son côté, l’Iran n’a revendiqué aucune attaque contre ses voisins du Golfe alliés de Washington, et ces derniers n’ont fait état d’aucune alerte nocturne. « Comme notre stratégie est essentiellement basée sur la riposte, nous avons également interrompu nos opérations », a commenté le porte-parole de l’armée iranienne.

Alors que la guerre dure depuis le 28 février, la presse américaine fait état d’un possible manque de munitions. Selon le New York Times, le gouvernement s’inquiète de l’affaiblissement du stock de systèmes d’interception de missiles Patriot et d’autres équipements défensifs protégeant les pays de la région. L’armée américaine dispose « de tout ce dont elle a besoin pour mener cette campagne avec toute l’efficacité requise », a rétorqué Mike Waltz, annonçant le déploiement au Moyen-Orient de « davantage de ressources ». « Nous avons bien plus de munitions que quiconque dans le monde, et bien plus que ce dont nous avons besoin », a assuré de son côté le président américain auprès du Wall Street Journal.

Un protocole d’accord signé le 17 juin par Washington et Téhéran, prévoyant un cycle de négociations de paix de soixante jours, a volé en éclats moins d’un mois après son entrée en vigueur. Sur le nouveau front de la guerre, opposant l’Arabie saoudite aux rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, les hostilités se sont intensifiées.

C’est le contrôle du ciel du pays qui a réveillé la discorde le 13 juillet : l’Iran avait envoyé à Sanaa un avion transportant une délégation rebelle sans solliciter d’autorisation auprès de Ryad, contrairement à l’usage depuis dix ans, déclenchant des frappes attribuées au royaume sur l’aéroport de Sanaa. En retour, les Houthis ont attaqué le territoire saoudien pour la première fois depuis 2022. Ils ont notamment visé samedi des sites pétroliers.


Source:

www.franceinfo.fr

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