Alors que le pouvoir d’achat des Français est en baisse, les vide-greniers font le plein. De nombreux consommateurs cherchent la bonne affaire, pour donner une seconde vie à vos objets remisés dans le placard. Reportage dans le Nord.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Avec son chariot bien rempli, un père de famille est venu à Villeneuve-d’Ascq (Nord) pour se faire plaisir sans trop dépenser. Il n’hésite pas à négocier les prix pour respecter son budget. Se lever tôt avec l’espoir de dénicher sa pépite à prix mini, repartir les bras chargés ou avec de quoi s’amuser au pied, sans se ruiner. Les vide-greniers sont un moyen pour beaucoup de faire des économies. Une retraitée, par exemple, peine à finir le mois, alors plus question d’acheter en magasin. Ce jour-là, elle a trouvé un miroir à un euro. « J’ai un mari en Ehpad, alors c’est compliqué », dit-elle.
Et derrière les étals, faire du tri aussi a du bon. Nathalie est auxiliaire de vie. Elle mise sur ce rendez-vous pour se faire un peu d’argent. « Parce que la vie, elle est dure. Il y a beaucoup de factures, surtout », sourit-elle. Une autre vendeuse a gagné 140 euros depuis le début de la journée. « C’est pas mal. J’espère que ça va continuer. C’est la première fois que je fais autant », glisse-t-elle.
Pour faire de bonnes affaires, les vide-greniers ne sont pas la seule option. À Ayette (Pas-de-Calais), un couple vient chiner directement dans la maison de leur voisin. Durant deux mois, tout est à vendre, car le propriétaire part faire un tour du monde avec son épouse. Chaque objet est étiqueté : 20 euros la table, des vases pour 18 euros ou encore une théière à 1 euro. « C’est vrai qu’on fait de super affaires, c’est très intéressant. Et puis le fait que ce soit du recyclable et que ça ne va pas à la poubelle après, c’est écologique », se réjouit l’acheteuse.
Un nouveau souffle à moindre coût pour les souvenirs d’une vie, dont le jardin aussi. Bibelots et voitures doivent trouver preneur avant le grand départ des propriétaires.
Source:
www.franceinfo.fr


