La Fédération internationale d’escrime a de nouveau autorisé le drapeau et l’hymne de la Russie lors d’une compétition mondiale. Une première depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine. De quoi galvaniser leurs athlètes, alors que les Tricolores espèrent bien prendre leur revanche.
Publié le 26/07/2026 07:40
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Les championnats du monde d’escrime se déroulent en ce moment à Hong Kong. Les phases finales ont débuté samedi 25 juillet. Journée blanche pour le camp tricolore qui espère débloquer le compteur des médailles, dimanche. Au programme : épée hommes et surtout, le sabre dames. Les Bleues ont de fortes chances de médailles, mais sur leur route vont se dresser les escrimeuses russes. Ces dernières reviennent en force sur la scène internationale sportive avec cette décision de la Fédération, après la natation, la gymnastique ou encore le judo, d’accepter le retour du drapeau et de l’hymne russe en compétition internationale.
Déception samedi pour les escrimeurs russes qui n’ont pas fait retentir leur hymne. Mais cela pourrait bien être le cas dimanche lors de la finale individuelle du sabre dames, car la championne du monde en titre du sabre est russe : Yana Egorian a remporté l’or en 2025 sous bannière neutre.
Cécilia Berder, escrimeuse française, a pu constater son regain de motivation. Un supplément d’âme également partagée par ses coéquipières. « Elles sont en mission, elles sont vraiment habitées par une force intérieure, elles veulent montrer que la patrie est forte, raconte la championne. Déjà qu’elles étaient fortes et qu’elles n’avaient pas besoin de ce supplément d’âme, aujourd’hui je peux vous assurer que ce sont des guerrières. C’est bluffant de voir leur mentalité, leur intensité sur chaque touche. »
Les sabreuses tricolores en ont fait les frais lors des championnats d’Europe, battues en finale par équipes par les Russes, en juin dernier. Mais pas de quoi décourager les Françaises, selon Cécilia Berder. « Je les connais. Tous les jours à l’entraînement, je peux vous assurer qu’elles ne lâchent jamais rien, assure-t-elle. Mais ce n’est pas que l’escrime, c’est n’importe quel jeu de société ou jeu de cartes que vous faites avec elles, elles ne vont pas lâcher. »
Confirmation depuis Hong Kong de Sara Balzer, la vice-championne olympique, qui n’a qu’un seul objectif : « Evidemment l’or comme objectif principal, mais avec l’objectif d’être sur le podium à la fin de la journée. Présente et ancrée ici et maintenant, match après match. » Une phase finale où sera également présente la Française Manon Apithy-Brunet, championne olympique en titre.
Source:
www.franceinfo.fr


