À l’opposé d’un maquis, la bande est en vérité un groupe d’action de la Sipo-SD (la police de sécurité allemande) et ses membres, tous français, sont issus du parti collaborationniste franciste. Le cerveau de la bande, Pierre Paoli, commis du Trésor, est devenu, pendant l’Occupation, membre de la Gestapo de Bourges.
Ses chefs lui ont confié la direction de ce faux maquis, pour mener une opération d’infiltration et démanteler la Résistance sedanaise. Le 29 août, la bande arrête une dizaine d’individus, les torture et les exécute dans la grotte de Gaulier avant de fuir vers l’Allemagne.
Un seul otage, Georges Cablat, en ressort miraculeusement vivant. Entre le 28 et le 29 août, la bande au bossu a fait 19 victimes et traumatisé une population qui avait cru voir arriver des héros venus les libérer du joug nazi.


Pour en parler
Philippe Lecler, historienThierry Alexandre, président de l’Union ardennaise des Forces françaises de l’intérieurOuverture dans un nouvel ongletLiliane Oudart, fille du chef résistant FFI Marcel LéonardFabrice Grenard, historienMichel Choinet, frère d’une victime du massacre de la grotte de Gaulier
Bibliographie
Fabrice Grenard, Maquis noirs et faux maquis (éditions Vendemiaire, 2011)Philippe Lecler, Article 75 : La Collaboration et sa répression dans les Ardennes, 1940-1948 (éditions CreateSpace Independent Publishing Platform, 2014)

Générique
Un documentaire de Maylis Besserie, réalisé par Yvon Croizier. Coordination, Emmanuel Laurentin. Chargée de programme et éditon web, Sandrine Chapron.
Source:
www.radiofrance.fr


