L’entreprise aux seize magasins dans toute la France avait demandé son placement en redressement judicaire fin avril 2026.
Publié le 24/07/2026 15:20
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Le groupe Gibert, premier libraire indépendant de France placé en redressement judiciaire depuis avril, a dévoilé vendredi un plan pour « renouer avec la rentabilité dès 2028 », qui envisage la suppression de 84 postes sur 500 « au cours du second semestre », selon une porte-parole.
Le détail de ce projet, présenté en CSE aux représentants du personnel et aux organisations syndicales, va être « discuté avec eux aux cours des prochaines semaines », a-t-elle précisé. « Toutes les possibilités de reclassements internes et externes seront recherchées », précise la direction dans un communiqué.
Ce plan de redressement, qui veut « placer le livre d’occasion au coeur du modèle » du groupe, prévoit que « la majorité des magasins du réseau pourrait revenir en positif ». Il compte 16 points de vente. « Certains resteraient malgré tout déficitaires », selon Gibert, qui envisage des fermetures de boutiques, notamment dans le quartier de Barbès au nord de Paris et la recherche de repreneurs pour d’autres magasins, comme à Poitiers ou pour une de ses librairies emblématiques du quartier latin dans la capitale. « Ces décisions sont difficiles, mais elles sont indispensables pour réussir notre transformation et préserver la dynamique de rebond de notre réseau », affirme la direction.
Le projet prévoit aussi de « développer un service d’occasion auprès de librairies indépendantes » et de « renforcer le maillage territorial par l’affiliation, en complément du réseau en propre, afin de permettre à des librairies indépendantes de bénéficier de la notoriété de la marque Gibert et de la force de son catalogue neuf et d’occasion ».
C’est en 1884 que le bouquiniste Gibert Joseph, qui vendait jusqu’alors ses livres sur les quais de Seine, ouvre sa première librairie boulevard Saint-Michel. Depuis, l’enseigne possède seize magasins dans douze villes de l’hexagone, parmi lesquelles Lyon, Dijon, Grenoble ou encore Montpellier.
Spécialisé dans le livre d’occasion, l’entreprise annonçait en avril se confronter à des difficultés économiques liées en particulier au « déclin du marché des livres neufs ». Le tribunal de commerce de Paris avait, depuis, validé sa demande de mise en redressement judiciaire, afin de revoir son modèle économique.
Source:
www.franceinfo.fr


