Depuis qu’elle a rejoint TF1, Isabelle Ithurburu est devenue l’un des visages incontournables de la chaîne.
Aux commandes de 50′ Inside, du JT de 13 heures en tant que joker de Marie-Sophie Lacarrau ou encore des grandes soirées consacrées au rugby, la journaliste multiplie les rendez-vous à l’antenne.
Pourtant, dès que son emploi du temps le lui permet, elle quitte la capitale pour retrouver un endroit qui compte plus que tout à ses yeux.
Loin de Paris, un refuge au cœur des Hautes-Pyrénées
Ce havre de paix se trouve à Recurt, un petit village des Hautes-Pyrénées qui ne compte que 201 habitants. C’est là que vit sa mère et que l’animatrice aime revenir régulièrement. Un retour aux sources qu’elle revendique pleinement. Sur Instagram, elle a d’ailleurs résumé ce sentiment avec une définition très personnelle : « Se ressourcer (verbe pronominal) : trouver de nouvelles forces en revenant à ses sources, ses racines profondes. »
Les images qu’elle partage parlent d’elles-mêmes. On y découvre les paysages vallonnés de cette campagne préservée, des chemins bordés de fleurs sauvages, ainsi que son chien courant dans la nature. Rien de spectaculaire. Juste le calme d’un territoire auquel elle reste profondément attachée.
Une enfance entre Béarn, Bigorre et culture basque
Si Recurt occupe aujourd’hui une place particulière dans son cœur, c’est parce que cette commune fait partie de son histoire familiale. Née à Pau, Isabelle Ithurburu a grandi dans une famille très enracinée dans le Sud-Ouest. Son père est basque, sa mère est bigourdane, et ses parents, anciens agriculteurs devenus épiciers, lui ont transmis le goût des choses simples.
À plusieurs reprises, la journaliste a évoqué ces souvenirs qui l’ont construite. Les repas en famille, les clients de l’épicerie, les paysages des Pyrénées ou encore les traditions locales restent très présents dans sa mémoire. Cet héritage explique aussi son attachement viscéral à cette région.
Elle ne cache d’ailleurs pas son admiration pour ce territoire parfois moins connu que d’autres destinations françaises. « Le Béarn souffre d’un déficit de notoriété. Il a fallu que je le quitte pour que je me rende compte combien cette région est géniale, avec ses montagnes, sa ruralité, son calme et sa convivialité. C’est peut-être moins bling-bling, mais il y règne une douceur de vivre incroyable », expliquait-elle au Figaro TV.
Cet amour du Sud-Ouest dépasse le simple cadre familial. Dès l’enfance, Isabelle Ithurburu pratique les danses basques pendant près de quinze ans. Elle apprend également la langue et s’imprègne d’une culture qu’elle continue de défendre avec fierté, même après son installation à Paris.
Le rugby, la famille et une vie sans « bling-bling »
Son attachement au Sud-Ouest s’exprime aussi à travers une autre passion : le rugby. Bien avant de devenir l’une des spécialistes du ballon ovale sur Canal+, elle suivait déjà les rencontres depuis les tribunes. Elle garde notamment un souvenir très précis de la demi-finale France – Nouvelle-Zélande de la Coupe du monde 1999.
« Je me souviens de la demi-finale France-Nouvelle-Zélande vécue dans le salon de la maison de ma grand-mère, à Recurt. (…) Finalement on a gagné, et ce match inoubliable marque le début de mon engouement pour le rugby », racontait-elle en revenant sur cet épisode fondateur.
Cette proximité avec le territoire nourrit aussi sa vision de la vie. En février dernier, elle expliquait partager un point commun avec François Bayrou : le refus du « bling-bling » et la volonté de rester fidèle à une certaine simplicité. Pour elle, le succès professionnel n’efface jamais les racines.
Aujourd’hui encore, malgré les studios de TF1, les plateaux télévisés et les déplacements permanents, Isabelle Ithurburu veille à préserver cet équilibre. Entre Paris et les Pyrénées, elle alterne les rythmes de vie. D’un côté, les projecteurs et les directs. De l’autre, les promenades dans la campagne, les retrouvailles familiales et le silence des montagnes.
Cette fidélité à ses origines fait partie intégrante de son identité. Elle ne cherche pas à cultiver une image glamour ou inaccessible. Au contraire, elle revendique une existence où les moments les plus précieux restent souvent les plus simples.
À l’heure où 50′ Inside célèbre deux décennies d’archives, de scoops et d’événements marquants, la journaliste incarne finalement une autre forme de réussite. Celle d’une personnalité capable d’occuper le devant de la scène nationale sans jamais oublier le petit village de 201 habitants où elle retrouve, auprès de sa mère, ce qu’elle appelle simplement ses « racines profondes ».
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Source:
www.public.fr

