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Sous ce seuil symbolique depuis fin mai, le baril de Brent atteint de nouveau les 100 dollars après des attaques contre des pétroliers saoudiens en mer Rouge

Le prix du baril de Brent a repassé la barre symbolique des 100 dollars ce jeudi 23 juillet, porté par le blocage persistant du détroit d’Ormuz et le durcissement du ton entre Washington et Téhéran. La situation s’est encore aggravée en mer Rouge avec des attaques des rebelles houthis contre des pétroliers saoudiens, ravivant les craintes d’une rupture majeure de l’approvisionnement mondial en brut.

Panique sur les marchés pétroliers. Ce jeudi 23 juillet, autour de 15h dans l’hexagone, le prix du baril de Brent a atteint les 100 dollars. Ce seuil symbolique n’avait plus été atteint depuis la fin du mois de mai, quand les États-Unis et l’Iran avaient communiqué sur la potentielle signature imminente d’un accord de paix au Moyen-Orient. Les cours avaient poursuivi leur baisse jusqu’au début du mois de juillet, avant de remonter suite à l’enlisement du conflit et de la situation de blocage du détroit d’Ormuz par lequel transite d’ordinaire plus de 20% du pétrole mondial.

« La hausse du prix du pétrole intervient après que le président Trump a minimisé la perspective de nouvelles discussions avec l’Iran » lundi, expliquait ce mercredi 23 juillet Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Le président américain a notamment déclaré que les États-Unis n’en avaient « pas fini du tout » avec l’Iran.

Le conflit se répand en mer Rouge

Le contrôle de la navigation dans ce passage stratégique est un point de contentieux majeur entre les deux pays, et selon le secrétaire d’État américain Marco Rubio, autoriser l’Iran à le contrôler créerait un « dangereux précédent ». Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont de plus annoncé lundi un blocus maritime de l’Arabie saoudite.

Ce jeudi, les rebelles yéménites soutenus par Téhéran ont revendiqué « une opération militaire » contre « deux pétroliers saoudiens ayant violé le blocus », identifiant les navires comme l’Encelia et le Layla. Ces attaques ravivent les inquiétudes des marchés concernant l’approvisionnement en hydrocarbures, l’Arabie saoudite étant le premier exportateur mondial de pétrole brut, tandis que le stratégique détroit d’Ormuz est verrouillé par l’Iran. Selon des données analysées par l’AFP ce jeudi matin, au moins neuf navires ont fait demi-tour en mer Rouge ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb, à l’extrême sud du Yémen, depuis les menaces des Houthis. La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde a jugé cette extension du conflit « alarmante ».

« Nous voyons ça au prix du (baril de pétrole) Brent qui évolue d’heure en heure », a-t-elle dit devant la presse.


Source:

www.bfmtv.com

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