En juillet et en août, des sociétés passent à la semaine de quatre jours, sans réduire les salaires. D’autres vont encore plus loin avec des congés illimités.
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Le jeudi après-midi, pas une seconde à perdre pour Gilles Lafargue, superviseur de stock. « Je prépare des commandes pour les particuliers, pour que ça puisse partir avant le week-end », confie-t-il. Depuis dix ans, tous les étés, cette entreprise de porte-bébés passe à la semaine de quatre jours, payée cinq. Cet employé doit préparer 40 commandes supplémentaires par jour. « C’est vrai que c’est un peu plus lourd, mais ce n’est pas cher payé par rapport au week-end qu’on va avoir derrière », affirme-t-il.
Accélérer la cadence et réorganiser le travail dans les bureaux pour la quinzaine de salariés. La semaine de quatre jours impose d’ajuster le planning des prestataires. « Sur notre département, on a besoin d’avoir plus d’adaptation et d’anticipation. On doit switcher certaines lignes entre le planning, on doit changer de transporteur », explique Aurore Seker, directrice projets et achats.
Le directeur l’assure : il n’y a pas de répercussions sur le chiffre d’affaires de la société. Un avantage que le patron ne présente pas tout de suite aux nouvelles recrues. « Il ne faut surtout pas que les gens viennent parce qu’il y a du temps en plus. Donc ça, je me garde bien de le dire, en général, quand on est dans la phase de recrutement. Sinon, les gens vont signer pour le court terme, le quatrième jour, et ils n’auront pas compris pourquoi », déclare Olivier Sales, cofondateur et directeur de Love Radius. Alexia Ginouves, manager de satisfaction client, l’ignorait à son embauche. Désormais, elle attend l’été avec impatience.
Travailler moins aussi grâce aux congés illimités. Voici le choix adopté par une société de logiciels informatiques. Une tranquillité d’esprit pour ce jeune papa. « J’ai posé tout le mois d’août. C’est surtout du confort pour moi au quotidien. C’est hyper facile de me dire quand j’ai des petites galères, avec la vie de famille, avec l’école, avec un enfant malade, de me dire que je peux poser facilement », se réjouit Julien Ribot, responsable de contenu. Il a posé sept semaines au total, un peu plus que sa conjointe qui travaille au bureau d’à côté.
Seule nuance : avec les congés illimités, difficile de déconnecter. Selon le patron, il n’y a pas d’abus, car tous ses salariés doivent respecter une règle. « Qu’il y ait toujours une personne disponible sur le projet, que ce soit sur la partie client ou la partie support. C’est la règle d’or », indique Nicolas Perroud, directeur associé d’Anikop. Si les salariés n’ont pas de maximum sur leurs jours de congé, ils doivent toujours respecter un minimum légal : cinq semaines de congés payés.
Source:
www.franceinfo.fr


