Je me suis lancé dans un parcours de perte de poids avant de partir pour un véritable voyage. Adrian Kingsley-Hughes/ZDNET
Les points essentiels à retenir pour perdre du poids en étant assisté avec des produits tech
C’est mon Apple Watch et une balance à 100 € qui ont fait le vrai travail. J’ai trouvé de nombreuses applications utiles, et d’autres qui ne l’étaient pas. Ma balance m’a aidé à surveiller ma perte musculaire.
L’année dernière, le 1er avril précisément, je me suis lancé dans un parcours de perte de poids. Je devais perdre plus de 45 kg. C’était en partie pour des raisons de santé : je suis un homme de plus de 50 ans qui souhaitait continuer à faire les choses que j’aime sans que mon corps ne se rebelle trop. C’était aussi une question de fierté : j’avais promis à un ami de parcourir avec lui un tronçon du Camino Francés, de Sarria à Saint-Jacques-de-Compostelle, en novembre.
Même si mon travail m’oblige à rester assis une bonne partie du temps, je suis un randonneur passionné qui passe beaucoup de son temps libre en plein air, mais parcourir environ 128 km en une semaine serait bien plus facile sans ces 45 kg supplémentaires accrochées à mon corps.
Pour ce qui est de la perte de poids en elle-même, j’ai opté pour le traitement GLP-1 Mounjaro.
Je ne m’étendrai pas ici sur les spécificités des médicaments à base de GLP-1 (c’est une discussion à avoir avec votre médecin), mais je dirai simplement que je suis content de l’avoir fait, et que je le referais si je devais le faire.
Je vais vous parler surtout des appareils et des applications que j’ai utilisés pour suivre ce processus de perte de poids, ainsi que pour surveiller d’autres indicateurs et observer leur évolution.
Apple Watch Ultra (et alternatives Android)

Pour moi, l’Apple Watch Ultra a été la pierre angulaire de mon programme de santé et de remise en forme. Adrian Kingsley-Hughes/ZDNET
Alors, quels gadgets ai-je utilisés ?
Au cœur de tout cela se trouvaient mon iPhone 17 Pro. J’ai trouvé que l’Apple Watch était formidable pour collecter non seulement des données d’entraînement (étant un peu geek, j’adore revoir mes randonnées), mais aussi pour enregistrer un grand nombre de paramètres de santé, dont ceux ci-dessous.
VO₂max : il s’agit de la quantité maximale d’oxygène que votre corps peut utiliser pendant l’effort. C’est l’un des indicateurs les plus fiables de la condition cardiovasculaire et du risque de mortalité à long terme. Les études montrent en effet qu’une VO₂max élevée est associée à un taux de mortalité toutes causes confondues plus faible. Une étude de 2018 portant sur la capacité cardiorespiratoire et la mortalité chez plus de 122 000 patients, corrobore cette affirmation. Plus les chiffres sont élevés, mieux c’est. VFC (variabilité de la fréquence cardiaque) : c’est la variation de l’intervalle de temps entre deux battements cardiaques consécutifs, reflétant l’équilibre du système nerveux autonome entre l’activité sympathique (augmentation de la fréquence cardiaque) et parasympathique (dimunition de la fréquence cardiaque). Utilisée comme indicateur de récupération et de charge de stress, cette valeur varie au fil du temps, avec des pics associés aux périodes de calme et de repos, et des creux liés au stress et à la fatigue. Fréquence cardiaque au repos : un indicateur simple et bien validé de la capacité cardiovasculaire. Une fourchette normale et saine se situe entre 60 et 100 bpm chez l’adulte. Plus ce chiffre est bas, mieux c’est. Masse maigre : votre poids total moins la masse graisseuse. Il s’agit donc de la somme de tous les autres composants (muscles, os, organes, eau, tissu conjonctif).
L’Apple Watch Ultra dispose également d’une autonomie adaptée aux longues journées de randonnée. J’ai utilisé l’Ultra originale, ainsi que les montres connectées Ultra 2 et Ultra 3 plus récentes, et elles ne m’ont pas déçu.

Mon Apple Watch a enregistré la VO2 max, la fréquence cardiaque au repos et la VFC pendant toute cette période. Adrian Kingsley-Hughes/ZDNETSi j’étais un utilisateur d’Android à la recherche d’une montre connectée disposant de fonctionnalités similaires à celles de l’Apple Watch, je m’intéresserais à un modèle de Garmin (tel que la Forerunner 165 ou 970, Venu 4, ou Fēnix 8), Amazfit (Active Max, Balance 3 ou Cheetah 2 Ultra), une Samsung Galaxy Watch Ultra, ou une Polar (Vantage V3, Pacer Pro).
Je ne veux pas trop m’attarder sur les détails techniques et les différentes fonctionnalités, car les données à collecter, l’apparence et le style, ainsi que le budget à y consacrer, relèvent tous de vos préférences personnelles.
La balance qui m’en a appris plus que mon poids
J’ai également investi dans des balances.
J’aurais pu me contenter d’une balance manuelle, mais non seulement j’apprécie la commodité des balances connectées qui enregistrent automatiquement mon poids, mais elles permettent également de suivre bien plus que mon poids. C’est pourquoi j’ai opté pour la Withings Body Smart : elle est capable de mesurer le poids corporel, le pourcentage de graisse, la composition corporelle, la masse musculaire, le pourcentage d’eau et la graisse viscérale, et cela pour un prix de 100 €.
Une grande préoccupation chez les utilisateurs de médicaments à base de GLP-1 est de savoir si leur perte de poids correspond à une véritable perte de graisse ou s’ils perdent également de la masse musculaire. Pour certains, la perte de masse musculaire peut représenter jusqu’à 39 % du poids perdu.
Ce phénomène est suffisamment préoccupant pour que Samsung ait lancé une étude officielle en collaboration avec le Centre de recherche sur le diabète du Massachusetts General Hospital et équipe 100 patients sous GLP-1 d’une Galaxy Watch 8 afin de déterminer si le suivi par impédance bioélectrique associé à des conseils d’activité physique peut prévenir ce phénomène.
La Withings Body Smart intègre une analyse par impédance bioélectrique, capable de fournir des données sur le pourcentage de masse musculaire. Elle n’est pas aussi précise qu’un scan DEXA (examen d’ostéodensitométrie), mais elle est suffisante pour ce type d’utilisation.
Personnellement, j’ai maintenu un apport protéiné élevé, j’ai fait des exercices, soulevé des poids. Je n’ai constaté aucune perte de masse maigre.
Votre expérience peut varier.

Ma perte de poids et ma masse maigre. Adrian Kingsley-Hughes/ZDNET
Withings vient également de lancer la Body Scan 2, qui propose bien plus de fonctionnalités, mais qui coûte aussi beaucoup plus cher : celle-ci est à 500 € ! D’après l’entreprise, il s’agit de « la première station de longévité au monde », mais je n’ai pas encore eu l’occasion de tester cet appareil phare, je ne peux donc pas me prononcer à son sujet.
Je me suis délibérément pesé tous les jours (du moins tous les jours où j’étais chez moi, ne me promènant pas avec une balance) à la même heure de la journée, et ce pour trois raisons. Tout d’abord, cela m’a habitué à monter sur la balance sans craindre les chiffres affichés, cela m’a évité d’attendre une semaine pour voir si je perdais du poids, et cela a permis de lisser les fluctuations bien mieux que des pesées hebdomadaires ou mensuelles. Cela a fonctionné pour moi, mais vous n’êtes pas moi.
Je sais que certaines personnes n’aiment pas regarder ce qu’affiche la balance. Les balances Withings ont d’ailleurs la possibilité de ne pas afficher le résultat à l’écran, mais de le rendre accessible dans l’application.
Les applications qui m’ont aidé à rester honnête
La balance Withings était fournie avec une application plutôt correcte pour le suivi du poids, mais toutes les données liées à la santé sont également stockées dans l’application Santé.
Cependant, comme ma perte de poids était mon objectif principal et que j’aime analyser les données en profondeur pour obtenir des prévisions basées sur les tendances de perte de poids, la meilleure application que j’ai trouvée à cet effet s’appelle Happy Scales (il n’existe pas de version Android, mais l’alternative la plus proche que j’ai trouvée est Libra Weight Manager). Comme cette application se concentrait sur les tendances générales plutôt que sur les mesures de poids individuelles, elle a parfaitement réussi à lisser les hauts et les bas liés à la perte de poids. J’ai trouvé ses prévisions réalistes et très précises, et la conception de l’application à la fois ludique et motivante.

Discussion sur mon parcours avec St James. Adrian Kingsley-Hughes/ZDNET
Et cela m’a permis de rester sur la bonne voie. J’avais fixé une date butoir pour mon départ en Espagne afin d’emprunter le Chemin de Saint-Jacques, et je m’étais fixé un objectif de perte de poids ambitieux mais réaliste, et cela a fonctionné.
Je ne suis pas du genre à compter les calories, mais j’ai parfois utilisé quelques applications, et j’ai trouvé que MyFitnessPal (iOS/Android) est la meilleure, même si sa base de données alimentaire comporte beaucoup de doublons et d’inexactitudes. Et si vous utilisez la version gratuite, préparez-vous à être submergé de publicités et d’invitations insistantes à vous abonner!
Si vous souhaitez surveiller de plus près votre variabilité de la fréquence cardiaque, StressWatch est une bonne application pour l’Apple Watch. Cette application utilise l’Apple Watch pour vous surveiller tout au long de la journée, et vous pouvez même la configurer pour qu’elle affiche une notification lorsque vous semblez stressé.
Une bonne application récemment sortie pour les personnes sous traitement amaigrissant (trop tard pour moi, mais qui pourrait être utile à ceux qui commencent) est un suivi de dose de GLP-1 appelé Glapp (iOS/Android). Elle vous permet de programmer des rappels et d’enregistrer votre dose, votre poids, vos effets secondaires, et bien plus encore. J’avais configuré des rappels dans mon agenda pour les jours d’injection, mais j’aurais adoré disposer de toutes mes données au même endroit : cela m’aurait peut-être permis de mettre en évidence des tendances liées à des facteurs tels que l’alimentation ou l’humeur.
Ce qui n’a pas fonctionné pour moi
Pas grand-chose.
Si de nombreux éléments m’ont aidé dans mon parcours de perte de poids, certains n’ont pas été utiles. Pour moi, le suivi de ma VFC en faisait partie. C’est peut-être utile de l’observer sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, mais je n’ai pas vraiment besoin de connaître mes niveaux de VFC tout au long de la journée.
Une autre chose dont je n’ai jamais vraiment réussi à tirer grand-chose, c’est le suivi du sommeil. C’est peut-être parce que je dors déjà très bien de toute façon, et que je sais tout de suite si j’ai passé une mauvaise nuit. Je sais que certaines personnes ne jurent que par le suivi du sommeil, c’est donc encore un de ces éléments dont vous tirerez peut-être davantage profit que moi.
Ces efforts ont-ils porté leurs fruits ?
En un mot, oui.
Je me suis entraîné sans relâche pendant les mois où j’ai perdu du poids, en parcourant au moins 160 km par mois, mais comme je savais que je porterais un sac à dos tous les jours, j’ai dû en tenir compte. Mon sac à dos quotidien sur le Chemin allait peser environ 11 kg : j’ai donc utilisé, pendant l’entraînement, un sac à dos lesté de la marque Goruck ainsi que des plaques de lestage, et j’ai fini par porter 20 kg sur 16 km et plus.
À ce moment-là, je savais que j’étais prêt.
S’entraîner dur, randonner tranquillement ! Et malgré les longues journées, la pluie abondante (et, pour être honnête, le beau temps, vu qu’on était entre novembre et décembre), ce fut incroyablement agréable et gratifiant.
Et ce fut bien plus facile après, grâce au temps que j’avais pris pour perdre du poids et améliorer ma condition physique.
Pour moi, perdre du poids n’avait rien à voir avec le fait d’avoir une meilleure apparence, de « reprendre ma vie en main » ou quoi que ce soit de ce genre, et je ne m’inquiétais pas du « visage Ozempic ». Il s’agissait simplement de pouvoir continuer à faire les choses que j’aime à mesure que je vieillis.
Mission accomplie!

Mes moyennes mensuelles de marche avant, pendant et après le Camino. Adrian Kingsley-Hughes/ZDNET
Ah, mais est-ce que j’a finalement réussi à ne pas reprendre de poids ?
Oui.
J’ai dû modifier un peu mon alimentation et mes habitudes : moins de malbouffe et de glucides, et davantage d’aliments sains et de protéines, mais je suis plus que satisfait de mon poids depuis que j’ai terminé la phase active de perte de poids de mon parcours, il y a six mois. Je monte toujours sur la balance tous les jours quand je suis chez moi : c’est devenu une habitude, et je n’ai même plus besoin d’y penser, ce qui me donne l’assurance que je ne vais pas reprendre de poids.
Je continue également à enregistrer toutes mes promenades, randonnées et séances de marche avec sac à dos (j’en suis à plus de 1040 km cette année), ce qui me permet de suivre des indicateurs tels que ma VO2 max et l’intensité de mes entraînements.

Des côtes comme celle-ci me poussent encore à repousser mes limites. Adrian Kingsley-Hughes/ZDNET
Quant au Camino Francés, ce fut une expérience incroyable. À tel point que j’ai désormais l’intention de parcourir l’intégralité de ce périple de plus de 800 km au départ de Saint-Jean-Pied-de-Port en 2027!
Source : « ZDNet.com »
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